On a mis des mois à concevoir M.

Des mois, ça ne semble pas si long, si on se fie aux statistiques. Par contre, quand on a des cycles anarchiques, la game est tout à fait différente.

Trois chances. Septembre, novembre... Mai? Provoquée, en plus.

Avoir des règles aussi espacées, c'est vivre avec les pensées qui vont avec.

«Est-ce que je suis enceinte? Est-ce que ça aurait ENFIN fonctionné? Oui, j'en suis sûre cette fois! Mon ventre a grossi... Même que j'ai mal au coeur! YES! 134 jours plus tard, c'est tellement clair que je suis enceinte!»

Je ne peux même pas compter le nombre de tests de grossesse négatifs sur lesquels j'ai fait pipi, ni toutes les larmes que j'ai versées suite aux échecs. Et aux faux espoirs. Je trouvais ça tellement injuste.

Un jour, j'ai eu l'appel que j'attendais, mon rendez-vous en fertilité. J'ai passé une prise de sang. Juste ça. Et le verdict est tombé : taux de testostérone anormalement élevé. Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).


Crédit photo : Materneo.
Selon le Réseau canadien pour la santé des femmes, «le SOPK se caractérise par une augmentation inhabituelle de la production d’androgènes (hormones mâles) dans les ovaires, ce qui perturbe la production d’ovules. Au lieu d'être libérées au moment de l'ovulation, les ovules se transforment en kystes : de petites poches remplies de liquide. Ces kystes s'accumulent dans les ovaires et augmentent parfois de volume.»
Vous pouvez en apprendre davantage ICI.

Après plusieurs semaines à digérer le fait que j'étais en fait un homme la nouvelle, je me suis remise à «la tâche» et j'ai finalement avalé les trois doses du traitement. Ça a fonctionné. Du premier coup.

Je pense souvent au fait que si je n'avais pas eu ce syndrome, je n'aurais jamais rencontré M. Ça aurait été quelqu'un d'autre, la petite chose qui est sortie de mon ventre.
Malgré les embuches, je suis tellement, tellement contente d'avoir dû attendre.
Tellement contente que ce soit lui.

Vivez-vous avec le SOPK? Avez-vous eu du mal à devenir enceinte?

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