Ma fille se faisait garder par sa grand-mère (infirmière, Dieu merci) par une belle journée de rhume où elle était trop malade pour que je l’envoie à la garderie. Ce matin-là, je ne le savais pas encore, mais j’allais dormir à l’hôpital avec mon bébé de 16 mois pis sa pneumonie. Et ce que je ne savais pas non plus, c’est que cette expérience allait se répéter plusieurs fois.
 
Aujourd'hui, je sais mieux comment me préparer pour survivre à ces petits séjours. Mais la première fois, j’avoue que ça m’a pris une grosse semaine pour m’en remettre. Physiquement et psychologiquement. Inutile de vous dire à quel point j’ai pensé à tous ces parents qui ont des enfants plus malades encore, qui côtoient de façon régulière le département de pédiatrie. Ma fille n’a jamais été en danger de mort (ben, je pense!) et elle n’a jamais passé plus de 48 heures à l’hôpital. Merci la vie, et toutes mes pensées profondes pour les habitués de ces corridors stressants.
 

Maintenant, quand sa petite cage thoracique commence à tirer et que je vois qu’on n’aura pas le choix de se pointer à l’urgence, je pense à tout ceci :

 

  • Prendre une douche avant de partir (à moins que la situation soit trop urgente bien sûr)
  • Apporter des livres, jouets, toutous, trucs pour passer le temps (enfant et parent)
  • Porter des vêtements confortables
  • Apporter le chargeur de téléphone cellulaire
  • Avoir des choses à grignoter sous la main
  • Avoir des pyjamas ou vêtements de rechange pour l’enfant

 
Si vous êtes parti en coup de vent, faites une liste à votre chum/blonde et demandez-lui de vous apporter tout ça. Ou à un ami ou un parent, des fois que le conjoint en question serait à la maison avec la balance des enfants.

 

Cette fois-là, j'ai apporté l'ordinateur. On a écouté des films, et on s'est amusé dans le photomaton.
Crédit : Christine Porlier

Au-delà des trucs pratiques à apporter, il faut savoir qu’on ne dormira probablement pas. À cause de l’inquiétude, et à cause de toutes les machines qui font du bruit et des visites régulières du personnel médical.
 
Soigner un bébé ou un jeune enfant, ça demande parfois de la créativité, autant pour vous que pour le personnel de l’hôpital. Parfois, un bébé, ça ne collabore pas. Surtout s’il est malade, surtout si ça fait plusieurs interventions plus ou moins agréables qu’il subit. Je pense que c’est en travaillant en équipe avec le personnel qu’on peut trouver les meilleures solutions : eux connaissent le matériel médical et les techniques, vous votre enfant.

Crédit : Christine Porlier

 
Pour ma part, je ne suis pas très à l’aise dans le milieu hospitalier. Je fais ce que je peux pour être aidante et j’ai toujours peur de proposer des choses  qui ne sont pas pertinentes à cause de mon ignorance médicale. Cependant, plus j’y réfléchis, plus je me convaincs que je dois prendre ma place.
 
N’oubliez surtout pas de vous reposer au retour. Je vous souhaite un employeur compréhensif. C’est pas facile de ne pas dormir (même si on a déjà un peu d’expérience là-dedans!) et on ne doit pas sous-estimer ce que ça représente de voir son enfant malade et subir à répétition les interventions médicales : prise de sang, radiographie, soluté, etc. Heureusement, nos petits loups sont vraiment bons pour passer à travers ça. (Dans mon cas, beaucoup plus que moi!)
 
 

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