Je suis de retour au travail depuis que ma fille a 10 mois. C’était mon choix, je me sentais prête et j’en avais envie. J’ai deux filles qui ont 2 ans et 7 mois de différence, et j’ai fait les mêmes choix pour chacune d’elles. Je suis vraiment heureuse et comblée d’être maman, mais je ressens également le besoin de me réaliser à l’extérieur de ce merveilleux rôle.

Je suis de l’école qui prône le vivre et laisser vivre, mais j’ai vécu une expérience la semaine dernière qui m’a troublée. En jasant avec des connaissances, je me suis sentie shamée dans mon choix d’être une maman qui travaille. Comme si le fait de travailler 30 heures par semaine m’aveuglait et m’empêchait de voir les petites victoires que vivent quotidiennement mes enfants. Come on! Je suis vraiment heureuse de passer du temps avec mes poulettes mais je le suis également au travail, il me semble que cette réalité me regarde, non?

Je me suis fait dire que je manquais des beaux moments, que la période 0-5 ans était sacrée et que la MAMAN se doit d’être en tout temps aux côtés de sa progéniture jusqu’à ce qu’ils entrent à l’école. Pas le papa, la MAMAN. Honnêtement, je n’aurais vraiment pas été heureuse. Ce n’est pas par égocentrisme ni par manque d’amour pour mes filles. C’est plutôt parce que j’ai envie d’être comblée dans toutes les sphères de ma vie. J'aime me rendre à l'école où je travaille comme éducatrice spécialisée, j'affectionne mes élèves et j'apprécie échanger avec certaines collègues et aller prendre un verre avec elles une fois de temps en temps. Si je suis bien, j’envoie ce même message à mes filles et j'ose espérer que ce que je reflète aura une influence directe sur leur développement. 


Crédit : mdic/Unsplash

Jamais je ne questionnerais une personne qui fait le choix d’être à la maison avec leurs enfants. C’est la décision qui répond peut-être le mieux à leur situation et cela leur appartient. Comme ma situation familiale m’appartient. Je n’ai pas aimé devoir justifier pourquoi je travaille. Je n’ai pas aimé me sentir jugée parce que malgré le fait que je divise ma semaine entre la job, les enfants, le social et ma vie de couple, j’ai le luxe de prendre tout de même le temps de m’impliquer et de m’investir dans chacune de ces sphères et ça, ça me rend bien heureuse. 

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