La pratique scolaire du ballon-chasseur est remise en question

Crédit photo: Unsplash La pratique scolaire du ballon-chasseur est remise en question

Si vous êtes allé.e à l'école, il y a de fortes chances que vous ayez joué au ballon-chasseur (aussi appelé ballon-prisonnier ou dodgeball) dans vos cours d'éducation physique.

Les règles de base du ballon-chasseur sont simples: les enfants ou les ados sont divisé.e.s en deux équipes. Le but est de lancer un ballon sur les adversaires de l'autre équipe. Ceux et celles qui sont touché.e.s par le ballon vont en «prison », jusqu'à se qu'ils.elles soient sauvé.e.s et puissent reprendre la partie. Ensuite, les règles d'élimination et de sauvetage varient, mais la prémisse ressemble à ça.

Aujourd'hui, on est tombées sur une étude de Joy Butler, qui est professeure de pédagogie à l'Université de la Colombie-Britannique, publiée sur le site de Radio-Canada, et ça nous a beaucoup intéressées.

En effet, Joy Butler avance que le ballon-chasseur ne devrait plus être pratiqué dans un cadre scolaire, parce qu'il s'agirait d'une forme d'« intimidation légalisée ». C'est assez intéressant comme théorie.

Dans son étude, Ballon-chasseur : les cinq visages de l'oppression?, la professeure explique pourquoi elle estime que ce jeu peut avoir des conséquences nocives pour certains enfants.

Ce sont surtout les messages sous-jacents du jeu que Joy Butler remet en question. Parce que quand on y pense, qu'est-ce qu'un jeu qui prend directement pour cible des humains envoie comme message en matière de justice sociale?

Selon l'experte, le ballon-chasseur valorise « l'exploitation et l'impuissance, la dominance et l’impérialisme culturel, la violence et finalement, la marginalisation. »

En effet, les enfants plus fragiles peuvent vraiment être affecté.e.s par un jeu pareil...

D'un autre côté, certain.e.s enseignant.e.s voient ce jeu comme une façon de promouvoir la patience, la coopération, l'esprit sportif et la communication.

Mais toujours selon Joy Butler, toutes ses valeurs peuvent très bien être enseignées sans  victimiser d’autres personnes.

Bref, à méditer...

 

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