« Comment les employeurs peuvent faciliter le retour au travail après le congé parental? » : Les TPL Moms répondent!

Crédit photo: Krzysztof-kowalik/Unsplash « Comment les employeurs peuvent faciliter le retour au travail après le congé parental? » : Les TPL Moms répondent!

Retourner au travail alors que ça fait plusieurs semaines, mois, parfois années qu’on s’occupe de petits êtres humains, ce n’est pas toujours facile. Lorsque ledit humain est le premier de la famille, le coup peut être brutal. Si le seul enjeu de temps le matin avant le boulot était auparavant d’arrêter ou non au petit café du coin, la course contre la montre est tout autre avec des bambins qui n’ont aucune notion de temps et qui vous regardent béat lorsque vous leur dites qu’ils doivent se dépêcher.

Il y a un peu moins d’un an que je suis de retour au travail après mon congé parental. Prochainement, quelques amies retourneront à leur tour dans leur train-train quotidien. C’est ce qui m’a fait poser la question aux TPL Moms: « Qu’avez-vous apprécié ou qu’auriez-vous aimé que votre employeur mette en place pour adoucir le retour à la réalité? »

Voici un petit topo. Peut-être pourra-t-il être utile pour certains gestionnaires!

 

1- Garder contact

Un an, c’est à la fois très court et très long. Dans une entreprise, il peut y en avoir eu, des changements. Inviter l’employée à des activités d’équipe, au party de Noël ou à dîner permet de garder la synergie de l’équipe et peut parfois même donner hâte à la maman de retrouver ses collègues à temps plein.

 

2- L’horaire variable, un incontournable

Les Moms qui m’ont répondu m’ont presque toutes souligné l’importance d’une flexibilité dans l’horaire, si le type d’emploi le permet, bien sûr. Personne n’est à l’abri d’une crise de bacon, d’un bol de céréales qui s’étire sur 40 minutes, d’une régurgitation sur le veston juste avant de partir… La vie est déjà assez stressante et la routine, épuisante. Pourquoi ne pas faciliter le tout en permettant aux gens de gérer leur horaire? En 2019, l’inverse me semble impensable. Du moins, tous devraient avoir une marge de manœuvre plus grande que 15 minutes. Et puis, avec l’ère numérique et les millions de technologies offertes, le télétravail pourrait aussi sauver bien des tracas…

 

3- La qualité prime sur la quantité

Si 35 à 40h semblent la norme pour un emploi à temps plein, c’est un nombre d’heures qui peut sembler immense quand on y ajoute l’arrêt le matin et le soir à la garderie ou à l’école, la route à faire dans le trafic, les routines infinies. Au final, est-ce que diminuer les heures vient vraiment nuire au rendement? N’est-on pas plus concentré.e.s lorsque l’on est moins épuisé.e.s? L’idée de réduire les heures, que ce soit par jour ou par semaine, n’est pas à négliger.

 

4- L’Advil ne remplacera jamais les bons soins

Je l’ai entendue un peu trop souvent à mon goût, celle-là : « Donne-lui du Advil et elle pourra faire sa journée de garderie! » Ok, il arrive qu’on n’ait pas le choix. Ok, le Advil si un bambin perce des dents viendra énormément aider. Mais si l’enfant est blanc-vert, que sa respiration sille, qu’il se plaint de douleur, qu’il ne semble tout simplement pas apte à participer à ses journées… L’Advil ne remplacera pas le repos, les colleux. Et en plus, l'enfant risque de contaminer d'autres enfants, empêchant d'autres parents de travailler. C’est plate, pour un employeur, des employés qui doivent s’absenter. Mais c’est la vie! Et ça arrivera plus d’une fois! (Allô pied-main-bouche et gastro des deux dernières semaines…)

 

5- Faire le point sur la carrière

Être une maman ou un papa ne veut pas dire ne plus vouloir de carrière (pour certains oui, et c’est bien correct aussi). Ce n’est pas parce qu’un.e employé.e doit quitter plus tôt pour la garderie ou s’absente plus souvent qu’elle ou il n’est pas dévoué.e à son travail. Ce parent priorise, simplement, parfois parce qu’il n’a pas d’autres options ou personne sur qui compter. Une discussion entre le gestionnaire et l’employé.e avant le retour au boulot permettra de faire le point, de regarder les dossiers sur la table et d’évaluer la charge de travail visée et possible.

 

De mon côté, je me considère bien chanceuse à mon nouvel emploi. Gestionnaire et directeur compréhensifs et humains, horaire variable, télétravail possible, programme de conciliation travail-famille offert pour travailler un peu moins, flexibilité pour les congés dernières minutes. Des mesures appliquées sur des milliers d’employés et grandement appréciées.

Dans un contexte de plein emploi et de pénurie de main-d’œuvre, j’ose espérer que nombreuses entreprises emboîteront le pas et auront une importante réflexion sur le sujet.

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