À l’adolescence, je suis tombée amoureuse de ton fils, celui qui allait devenir mon mari et le père de mes enfants; mon meilleur ami. Je ne savais pas alors que tu me pourrirais la vie.

J’étais jeune et naïve. Ton fils était mon premier grand amour, mais lui, il avait eu des blondes avant moi. D’ailleurs, tu aimais bien me téléphoner – tous les jours – pour me comparer à elles, me dire à quel point elles étaient plus belles, plus gentilles, plus intelligentes que moi. Et moi? Du haut de mes 17 ans, je t’écoutais, le coeur en miettes. J’essayais d’être plus, mais ce n’était jamais assez.

Crédit:Crédit: Anthony Tran – Unsplash

Les années ont passées et ton fils et moi avons eu notre première maison où on t’invitait à souper. Chaque fois, je voulais que ce soit parfait et je m’efforçais de préparer tes repas préférés. Te souviens-tu que tu en profitais, quand ton fils était à la toilette, pour me souffler combien ça sentait mauvais, ce que je préparais? Combien ça avait l’air « pas mangeable ».

Puis, nous avons eu notre premier enfant! Je ne sais pas si tu as vu là une urgence d’agir, comme un point de non-retour, mais tu m’appelais pour me faire douter de moi, de mes capacités à devenir mère. Pour me faire douter de l’amour que ton fils éprouvait pour moi. Me suggérant de le quitter. À travers tout ça, j’endurais tes appels téléphoniques qui duraient des heures, où tu te confiais sur tes voisins, ta famille; tous des moins que rien, selon toi.

Je voulais que tu voies que je suis une bonne personne, et que j’aime ton fils plus que tout. Toi? Tu m’as dit que tu te réveillais la nuit pour me haïr.

Un jour, tu t’es mise à écrire des lettres à nos enfants (qui ne savaient pas lire) où tu leur disais que je t’avais volé ton fils. Tu disais à ta propre petite-fille qu’elle avait « la même maudite face laide » que moi. Et ton fils? Il en souffrait tellement!

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Tu avais, lors d’une de tes visites, caché des médicaments dans les jouets de nos enfants. Il a coupé les ponts. Pour nous protéger de ta méchanceté.  Alors, pour m’atteindre, tu t’es mise à appeler ma famille pour leur dire que je parlais dans leur dos. Tu t’en es prise à mon frère pour semer le doute dans sa tête.

Au fil du temps, je t’ai donné mille chances de revenir dans nos vies. Même si ton propre fils n’était pas d’accord. Parce que je ne veux pas qu’un jour il regrette de t’avoir rejetée. Mille fois, tu nous as prouvé que c’était impossible.

Tu es seule, tu as perdu ceux que tu aimes, par ta faute, je sais, mais j’ai quand même beaucoup de peine pour toi.Tu passeras Noël toute seule et ça me brise le coeur. Tu préfères être isolée plutôt que d’accepter la femme que ton fils a choisi pour la vie?

Mais sache que si un jour tu venais t’excuser, pour ton fils, j’effacerais tout ça de ma mémoire et je t’accueillerais à bras ouverts.

Avez-vous déjà eu une belle-mère toxique?

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