1er décembre 2019, 23h12: Des crampes me prennent. « Ça y est, j'ai des contractions! Chéri, j'ai des contractions! Je vais accoucher! » L’excitation s’empare de moi comme jamais: après ces 266 jours, 11 heures et 27 minutes d’attente, on y est enfin! Ou presque… À ma plus grande déception, c’était une fausse alerte, mais à mon plus grand soulagement aussi, car j’étais très très très loin d’être prête!

Un des indices d’un manque de préparation irréfutable? La tête de notre voisin du dessous quand il a dû entendre des pas de deux éléphants s’agiter partout dans l’appartement pour remplir une valise vide avec des tas d’affaires improbables et possiblement inutiles pour se rendre à l'hôpital (En effet, pas convaincue que mon calendrier de l’avent était une des priorités à amener pour l’accouchement.).

Suite à ces premières (fausses) contractions, on a réalisé qu’il était temps de se pencher sur notre séjour à venir à l'hôpital en faisant enfin la liste de tout ce dont on avait besoin: plusieurs ensembles de vêtements pour moi et pour papa, ma trousse de toilette au COMPLET, plein de pyjamas de bébé, des cache-couches, des couches, des petits vêtements tout nouveaux tout beaux, mon petit haut-parleur portatif, un livre (au cas où je m’ennuierais… si j'avais su ce qui m'attendait!), mon ballon de grossesse, mon tapis de yoga pour mes exercices d’accouchement, mon coussin d’allaitement pour être confortable, et j’en passe!

Bref, nous étions bien trop prêts… Un des indices d’une préparation trop intense irréfutable? La tête de notre voisin, encore, quand il nous a vu sortir de l’appartement en soirée avec autant d’affaires dans les bras; il s’étonnait alors que nous déménagions à une heure pareille…

Et en plus de tout ça, il fallait ajouter bébé dans la coquille au retour. Mais où est-ce que j'allais bien pouvoir mettre mon tapis de yoga?

À notre retour de l'hôpital, lorsque nous avons ouvert le coffre du taxi pour le vider, nous prenions une chose après l'autre en nous rendant compte à quel point tout ça n'avait pas été utile. En commençant par le ballon de grossesse qu'on a évidemment dû dégonfler avant de partir parce qu'il était beaucoup trop gros pour entrer dans le coffre. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé de l'écraser avec ma bedaine avant... Et tous les vêtements de bébé? À part pour sa première photo lors du départ de l'hôpital, disons que Bébé était bien mieux emmailloté de nuit et en peau à peau de jour. Tous mes vêtements? Un peu comme Bébé, je ne me suis habillée qu'au départ de l'hôpital (par solidarité uniquement, évidemment) si on ne considère par un pyjama comme un vêtement. Et mes affaires pour m'occuper, « au cas où »? Même avec un accouchement de 26h, je n'ai pas eu le temps de m’ennuyer, croyez-moi! En ce qui concerne mon calendrier de l'avent; trois mois plus tard, les chocolats des dates suivant la naissance attendent encore d'être mangés, il serait peut-être temps que je passe à l'action.

Bref, si c'était à refaire, disons que je prendrais juste l'essentiel de sorte que mon voisin se demande simplement pourquoi nous allons prendre une marche à une heure pareille...

Quel est l'objet le plus inusité et inutile que vous aviez mis dans votre valise d'hôpital pour l'accouchement?

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