Il y a presque 9 ans, nous avons acheté notre première maison. Locataires d’un 3 et demi en attente de notre premier bébé, nous savions que nous avions besoin de place. Une opportunité est apparue rapidement, une succession qui devait se régler en quelques jours idéalement. Je l’ai visitée seule, sans mon chum. Je l’ai appelé plus tard pour lui dire simplement « Chéri, on achète une maison ». Ç'a été le début de toute.

Je ne sais pas encore comment j’ai pu voir le beau en dessous du laid, comment j’ai pu imaginer toutes les possibilités que nous offrait cette maison en dessous de beaucoup de couches de tapis et de tapisserie. Mais je me sentais déjà chez nous. Maxim m’a fait confiance… une chance! Parce que la maison, elle, n’inspirait pas autant de confiance que j’en avais.

Crédit:Avant / Crédit: Alyson Tremblay Racine

Nous sommes partis de la première version pour créer une version améliorée. Une version cute et propre, mais avec 4 000$ de budget et peu de temps. Nous aménagions 2 semaines plus tard et ma bedaine commençait à limiter les rénovations possibles. C’est là que la deuxième version est apparue.

Crédit:Après quelques rénos / Crédit: Alyson Tremblay Racine

Nous nous sommes dit pendant 3 ans qu’un jour, nous redonnerions un coup de rénos dedans pour la vendre. Pour plus grand, plus neuf. La maison avait 70 ans, pas de sous-sol habitable (t’sais, une vieille cave) et seulement 2 chambres (parce que la minuscule troisième chambre du rez-de-chaussée était étouffante).

Trois ans plus tard, c’est ce que nous avons fait. Notre deuxième bébé avait seulement 4 semaines qu’on a arraché la cuisine, défoncé un mur pour agrandir le salon, changé les galeries (YES! Arracher le tapis DEHORS!), rénové la salle de bain et changé les planchers. 20 000$ plus tard, nous avions la troisième version de notre maison.

Nous étions essoufflés, vraiment. Le timing n'était pas excellent, nous n'avions pas suffisamment réfléchi. Mais bref, nous étions pas mal prêts à la vendre. Les rénovations nous feraient faire un beau profit dessus et nous aurions juste à choisir notre nouvelle maison.

Mais on s’est reposés un peu, on l’a aimée de plus en plus. On a visité des maisons, consulté des plans de constructions neuves, arpenté des terrains… rien de concluant. C’était beau, mais ce n’était pas chez nous. Nous nous sommes donné du temps. Des amis ont déménagé dans la maison voisine, notre grande fille a commencé l’école (qui est à distance de marche), j’apprécie pouvoir faire un coucou rapide à mes grands-parents tous les jours (qui sont aussi à côté). Cette maison-là s’est ancrée dans notre coeur subtilement, sans qu’on s’en rende compte.

Crédit:Crédit: Alyson Tremblay Racine

On a accueilli notre troisième enfant et tout est devenu évident. Ici, c’est chez nous. La maison familiale dans laquelle on veut fêter Noël dans 20 ans. Le toit qui regroupera tous nos souvenirs depuis le début. La question ne se posait plus; on ne bouge plus d’ici!

C’était le début de la quatrième version. La version la plus intense à créer, la version qui comblerait tous nos besoins. La version de mes rêves. Vous devinerez que nous avons choisi d’agrandir. Notre choix s’est fait avec le coeur principalement. Si vous n’avez pas cet appel nécessairement, le prochain article vous permettra d’évaluer le pour et le contre de la préparation aux rénovations extrêmes versus un déménagement!

Si jamais vous avez envie de voir plusieurs photos des différentes versions, de mes états d’âme de rénos et de l’évolution des travaux, j’ai osé faire un petit compte Instagram : @lanouvellevieillemaison . En attendant de vous montrer le reste, voici la seule pièce de la quatrième version qui est terminée (luminaires en moins). 

crédit: alyson Tremblay racine
Crédit:Crédit: Alyson Tremblay Racine

Psiiiit, d'ailleurs, si vous doutez de vos skills de rénovation, arrêtez tout de suite! Tout est possible et tout s'apprend avec YouTube. Je suis maintenant le maître de la céramique!

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