J’ai dû choisir l’école à la maison

Crédit photo: jonas mohamadi/Pexels

Les derniers mois n’ont pas été faciles. Nous vivons une période extraordinaire qui chamboule nos vies et la perception que l’on avait du monde. Parmi les décisions que nous avons dû prendre dans le contexte de la pandémie, choisir de ne pas renvoyer notre fille à l’école fut l’une des plus complexes.

 

Nous y avons longuement réfléchi. Pesant le pour et le contre. Analysant les informations souvent contradictoires que l’on recevait. Essayant tant bien que mal de comprendre les statistiques et les données. Puis, en concertation avec notre fille, nous avons décidé qu’elle ne retournerait pas à l’école. Puisque papa souffre d’une maladie chronique qui semblait être une mauvaise combinaison avec la COVID-19, cette décision semblait être la bonne.

Crédits : August de Richelieu/Pexels

 

Aujourd’hui, l’année scolaire 2019-2020 est terminée et ma fille a bien réussi. Elle a su démontrer qu’elle avait acquis les mêmes apprentissages que les enfants qui sont retournés à l’école et je suis très fière d’elle. Maintenant, je crois que je peux prendre du recul et analyser les impacts de ce choix que nous avons fait, au meilleur de nos connaissances. En toute honnêteté, je ne suis pas convaincue que c’était le bon.

 

Je n’irais pas jusqu’à dire que je regrette. Quand nous avons choisi de la garder à la maison, nous recevions beaucoup d’informations au sujet des risques pour mon conjoint. Ce danger pour papa avait pesé lourd dans la balance. Or, après quelque temps, les données se sont précisées et il semble que les risques n’étaient pas aussi importants qu’on le croyait.

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Après coup, je peux mieux constater les effets de l’école à la maison « forcée » sur ma fille et sur notre relation. C’était moi qui assumais le rôle de l’enseignante du mieux que je le pouvais. Heureusement, ma formation m’a amenée à connaître quelques notions de pédagogie, mais c’est bien différent quand c’est notre propre enfant. D’un côté, c’est difficile de se concentrer sur le français et les mathématiques alors qu’elle voit ses sœurs jouer dehors. Sans parler de ses amis qui lui manquent. De l’autre côté, c’est aussi difficile de rester patiente et positive quand je sais que la notion que j’explique pour la 10e fois est supposément acquise. 

 

Enfin, nous sommes passées au travers. On a réussi, toutes les 2. On y est arrivées et je suis vraiment fière de nous. Malgré tout, après quelque temps à retrouver notre relation mère/fille normale, je me rends compte qu’on est bien plus heureuses comme ça. Je sais maintenant que si le choix se présente à nouveau, notre décision sera différente.

 

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