Il m’arrive souvent de questionner mon conjoint à propos de la paternité et de sa perception des choses. J’ai envie de comprendre comment il voit notre vie de famille ainsi que comment il perçoit sa relation avec sa fille et son rôle de papa. Je suis toujours émue de constater à quel point ses réponses sont franches et à quel point son amour pour notre puce est pur et profond.

Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de l’interroger « formellement » sur les aspects de la parentalité qu’il ignorait avant de devenir papa. Voici donc ce qu’il m’a répondu :

  • Qu’il allait se sentir autant à sa place lors de l’accouchement. Il n’a jamais perçu qu’il était de trop ou qu’il ne savait pas quoi faire. Que ce soit lors des contractions à la maison ou  au moment de notre arrivée rocambolesque à l’hôpital, il a toujours été parfaitement calme.  
  • Que son attachement pour notre fille serait aussi fort et aussi rapide. Évidemment, chacun vit son attachement pour son bébé à sa façon, mais à peine expulsée, il aurait déjà tout donné pour elle.
  • Qu’il allait avoir si rapidement confiance en nous et en nos moyens. Mon conjoint est un naturel. Pendant que je doutais de tout (et j’exagère à peine), il réconfortait, berçait et changeait les couches et les petits pyjamas comme s’il avait fait ça toute sa vie. Même s’il est de nature plutôt anxieuse et qu’il doutait d’être à la hauteur, il a toujours été persuadé depuis le jour 0 que nous étions faits pour être les parents de notre poulette.
  • Que les professionnels de la santé mettent beaucoup l’accent sur la maman et le bébé, ce qui normal et essentiel, mais peu d’attention est accordée au papa. Nous avons eu la chance de tomber sur une infirmière qui a pris le temps de lui poser des questions sur ses sentiments et ses inquiétudes, mais nous savons que ce n’est pas tous les parents qui ont cette chance. Bien que tout se soit bien passé pour lui, la dépression post-partum chez le papa est un enjeu bien réel, et mis de côté au profit du bien-être de maman et bébé. Avec du recul, jamais je n’aurais été capable de supporter mentalement les premières semaines sans lui. Les deux parents ont un rôle primordial à jouer quant aux soins d’un nouveau-né. Le bien-être de chacun devrait être pris en compte.
  • Que le diable est dans les détails. Mon conjoint avoue avoir sous-estimé l’importance des petits détails et de la logistique entourant un bébé. Que ce soit le fait d’avoir quatre tapis de change au lieu de trois, d’acheter les prochaines tailles de vêtement d’avance ou de gérer la stérilisation du tire-lait et des biberons, la planification est souvent la clé.

Même si nous avons le même bébé et que nous avons vécu les mêmes épreuves, il est fou de constater à quel point nos perceptions des choses sont différentes. Et vous savez quoi? C’est parfait comme ça!

Quel aspect de la parentalité a surpris votre conjointe ou votre conjoint?

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