J’ai de la peine. Toujours de la peine. Une casserole de peine qui bout à petit ou gros bouillon, selon l’intensité du rond. Les années passent, mais le sentiment de nostalgie, lui, il reste. Il ternit mes plus doux moments d’un voile gris. Par tous les moyens, j’ai tenté de chasser cette grisaille. Mes petits moments de douceurs sont des feux de paille.

Non, je n’ai pas envie d’accueillir cette peine chez moi. Je n’en peux plus de sa présence sous mon toit. Les cachets que je prends chaque matin auraient dû gagner la bataille contre ce chagrin. L’adversaire est fort. Plus fort que ce que je m’étais laissé croire.                                                                      

J’ai cru qu’à la simple vue de mes enfants partageant et jouant, je retrouverais mon plaisir d’avant. Je me sens tellement coupable. Je voudrais apprécier chaque moment, mais je n’en suis pas capable. Rire avec elles lorsqu’elles dansent et chantent sur des airs de Paolo Noël. Construire de grands châteaux avec des coussins, des lumières et des rideaux. J'aimerais que les étincelles dans leurs yeux me transportent dans leur monde merveilleux.   

Maman a de la peine, c’est vrai. La route est longue vers la paix intérieure. Mais je promets de ne pas abandonner, je promets de me battre contre vents et marées. Pour sauver la légèreté de mon cœur et y refaire naître une pousse de bonheur.

Je promets de remercier la vie pour chaque petite gâterie. Je promets d’aimer sans retenue et d’apprécier la vue. Comme Amélie Poulain, je promets de changer mon quotidien. De le charger de rires et de caresses, de couleurs vives et de promesses. Je chasserai chaque pensée sombre et ferai fuir les ombres. Par une prière, un souhait, lancé dans l’univers.

La route est longue vers la paix mes lapins, mais ça va, maman a trouvé le chemin.

 

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