Avec ma 12 ans, j’ai visionné le film français Les blagues de Toto, sorti au Québec à la mi-août. Petit retour sur ce film sympathique qui nous a fait découvrir un morceau de la culture française.

Crédit:Crédit photo: IMDb

D’emblée, je connais très peu la culture populaire française. Je ne savais même pas à quoi référait le personnage du film. Ma fille semblait un peu plus au courant, puisqu’il y avait les bandes dessinées, dans une de ses classes du primaire, mettant en scène ce petit garçon. Un peu plus de recherche m’a permis de comprendre que Toto est un personnage récurrent en France, qui prend différent aspect selon les adaptations ou les médias. Mais il a toujours une chose en commun: Toto est un petit turbulent, farceur, il a de la répartie et lorsqu’il s’ennuie en classe (ou à la maison), il manifeste sa présence en jouant des tours. Ces tours font peut-être rire ses camarades, mais ils ne sont pas toujours au goût de ses parents et enseignants qui le côtoient et qui les subissent. 

Le film met en scène le jeune Toto au début de la rentrée scolaire, alors qu’il ne prend pas ses études très au sérieux. Ses parents, divorcés, ne sont pas toujours fiers de ses agissements et essaient de le rendre plus sage et discipliné. Une situation extraordinaire mettra son père dans une très mauvaise position auprès de son patron. Alors que tous désignent le pauvre Toto comme responsable, ses parents n’ont d’autre choix que de lui trouver une école spécialisée pour tenter de le discipliner. Quant à Toto, il s’embarque, avec ses amis et son grand-père, dans une enquête rocambolesque, pour prouver son innocence et démasquer le vrai coupable du crime qu’on lui reproche. 

Ma fille a bien aimé cette histoire sympathique, qui s’adresse à un public de 6-12 ans. L’histoire était bien amenée, avec de bonnes réparties (majoritairement de Toto, mais chaque enfant de l’histoire a sa couleur qui apportait une jolie touche à l’histoire). On comprend aussi que ce talent semble être de famille, quand on voit agir son grand-papa qui a l’air presque aussi « mal commode » que lui. Pour ma part, il y a des aspects du film que j’ai bien aimé. D’abord, Toto est le garçon « cool » de l’école, et il décide de faire équipe avec le petit génie, celui qui est un peu moqué et mis de côté par les autres élèves. C’est un pattern qui revient quand même souvent dans les livres et histoires adressés à un jeune public, mais qui est oh combien important pour sensibiliser les enfants à l’intimidation et à l’importance de l’inclusion.

Aussi, j’ai particulièrement apprécié la quête des parents à la recherche d’une école pouvant discipliner leur fils turbulent. Au fil des scènes, on sent l’évolution de leurs pensées et de leurs sentiments, à mesure qu’ils découvrent ces « super écoles » où leur fils ne pourra pas être lui-même. Conscients des particularités de son caractère, ils acceptent finalement de le retirer d’un endroit qui fera de lui une personne différente. Parce que, comme ils disent, ils aiment leur fils comme il est, avec tout ce que cela implique. 

Au final, Les blagues de Toto est un film divertissant, drôle mais aussi touchant. L’enquête de Toto plaira aux jeunes enfants, mais aussi ses blagues qui les feront bien rire. Je suis bien contente d’en avoir découvert un peu plus sur le cinéma français. 

Notre collaboratrice et sa fille ont eu la chance de visionner le film gratuitement, mais elles ne sont pas payées pour en parler (et nous non plus d’ailleurs).

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