Le mom-shaming, ça vient souvent en package deal avec le nouveau rôle de maman. C’est dommage, mais je m’y attendais quand je suis devenue mère. Par contre, quand la pandémie a frappé, je m’attendais moins à toute la polarisation que ça entraînerait. J’y ai été confrontée après avoir fait tester mes enfants.

Au cours de la fin de semaine, ils se sont mis à présenter des symptômes de rhume. J’ai vérifié les instructions remises par l’école et selon ce que je constatais, je devais les faire tester. Je prends rendez-vous. Le lendemain, on fait le test. Une de mes filles trouve ça particulièrement pénible. On doit discuter longuement après le test pour qu’elle retrouve son calme. Ça me chamboule, mais je m’y attendais.

Crédit:Ketut Subiyanto/Pexels

Quelques jours plus tard, je participais à une activité avec d’autres mamans. Je discutais des péripéties des derniers jours. On me questionne sur les raisons qui m’ont amenée à faire tester mes enfants, ce à quoi je réponds que c’était demandé par l’école. Tout à coup, on me bombarde de questions indiscrètes, de conseils, de jugements sur les décisions que j’ai prises ET sur mes capacités à les prendre. On remet en doute mes priorités, mes capacités à cerner et comprendre les besoins de mes enfants. 

WAOUUHHH! Je suis bouche bée. Qu’est-ce qui se passe? J’essaie de me rappeler à quel moment dans la conversation j’ai ouvert la porte aux critiques et aux jugements non constructifs. Je ne suis vraiment pas certaine de comprendre pourquoi on va si loin dans la réflexion. 

Crédit:Lukas/Pexels

Dans ma tête, c’est simple. Mes enfants ont présenté des symptômes qui justifiaient qu’ils soient testés pour retourner à l’école. Mon processus de réflexion a été simple. J’ai consulté mes enfants. Je leur ai expliqué la situation, les options et les conséquences. Puis, nous avons décidé. Ensemble. Les bénéfices de leur faire subir un test étaient largement supérieurs aux inconvénients de les priver des interactions sociales vécues à l’école. Donc, ils ont été testés. C’est tout. Pourquoi mettre en doute mon jugement sans connaître mon processus de réflexion?

Je trouvais déjà que toute la situation entourant la COVID-19 était stressante. Je trouvais déjà que ça ajoutait un poids considérable à une charge mentale trop lourde. Je ne croyais pas qu’à cela, je devrais ajouter que ça deviendrait une raison de plus pour faire du mom-shaming. Bref, j’estime que je n’avais pas à me justifier auprès de « presque inconnues », alors je ne l’ai pas fait, et je ne le ferai pas.

Avez-vous subi des critiques en lien avec la pandémie?

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