Depuis plusieurs années, j’ai remarqué que mon moral est affecté par l’hiver. Même si tout l’hiver est souvent difficile, c’est le mois de novembre qui est le pire. Sans avoir de diagnostic officiel, je fais probablement partie des personnes qui présentent des symptômes légers de dépression saisonnière.

Une perte générale de motivation, une fatigue qui ne semble jamais s’en aller, les émotions à fleur de peau et un manque d’intérêt envers les choses qui me rendent habituellement heureuse sont mes symptômes principaux. Ce sont des symptômes somme toute légers, certaines personnes peuvent être beaucoup plus affectées par la dépression saisonnière, allant même jusqu’à avoir des idées suicidaires.

Le manque de lumière, de soleil et de chaleur sont souvent en cause. Le changement d’heure est souvent l’élément déclencheur dans mon cas. Je me rappelle d’une année particulièrement difficile, c’était ma dernière année de bac et j’étais en stage final à l’hôpital. Je partais de la maison tôt le matin avant le lever du soleil et je quittais l’hôpital en fin de journée quand le soleil se couchait.

Au fil des années, j’ai essayé de trouver une façon de mieux m’adapter à cette période. Sortir à l’extérieur pour marcher le midi au travail m’aide beaucoup (merci à mes collègues qui m’accompagnent beau temps ou mauvais temps!). J’essaie aussi de rester active via l’entraînement et le yoga. Une année, je suis même allée en voyage dans le sud un peu plus tard dans l’hiver et, sérieusement, ça avait aidé (mon moral, mais pas mon budget).

L’an dernier, j’appréhendais beaucoup le mois de novembre. Avec Minilove qui devait naître vers la fin octobre, je me disais que ça allait probablement aller super bien ou super mal. Les changements hormonaux post-partum, le baby blues, le manque de sommeil : une combinaison gagnante pour affecter le moral. Au final, la petite boule de joie qui est arrivée au début novembre a su mettre assez de lumière et de chaleur dans mon cœur pour bien passer au travers de ces mois plus difficiles.

Cette année, avec les enjeux du confinement qui m’affectent de plus en plus, ma situation temporaire d’étudiante à distance/à la maison, le manque de sommeil accumulé depuis un an et les gyms et studios de yoga qui sont fermés, je ne sais pas comment ça va se passer. J’anticipe le mois de novembre chaque année, mais le fait de me laisser le temps et l’espace pour reconnaître les signes et d’avoir des ressources qui me font du bien me permettent probablement de naviguer cette période mieux outillée. Je pourrai aller marcher dès que le soleil se pointera le bout du nez, prendre des bains chauds quand j’aurai trop froid, m’engager dans une routine de bienveillance avec moi-même et me fixer des objectifs pour me garder motivée.

Est-ce que les changements de saison vous affectent aussi?

Surtout, n’hésitez pas à aller chercher de l’aide si la situation vous dépasse.

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