Il y a toutefois peu de risques que cela se rende au Canada.

Dans les récentes nouvelles, on apprend qu’un premier cas de polio en dix ans a été détecté aux États-Unis, dans l’État de New York. L’individu aurait vraisemblablement attrapé la maladie suite à un contact avec une personne ayant reçu le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO).

Il faut savoir que le VPO peut entraîner des contaminations chez les autres personnes puisqu’il traverse le corps pour être ensuite excrété dans les selles. La personne ayant reçu le vaccin peut ainsi le transmettre via ses matières fécales ou ses sécrétions respiratoires puisque le virus peut vivre dans la gorge durant un certain temps. Considérant cela, le VPO n’est plus administré depuis une bonne vingtaine d’années aux États-Unis et au Canada. L’individu ayant causé l’infection répertoriée à New York pourrait alors venir d’un pays où le VPO est toujours donné.

L’alerte a donc été sonnée dans l’État de New York afin de suivre l’évolution éventuelle de nouveaux cas, comme le rapportait CNN.

Un appel à la vaccination a aussi été lancé pour toutes les personnes qui ne seraient pas déjà immunisées contre la maladie. La polio a pratiquement été éradiquée dans le monde suite à un effort historique de la vaccination entre les années 1950 et 1970. Le vaccin fait d’ailleurs partie du carnet régulier de vaccination pour les enfants au Québec depuis des dizaines et dizaines d’années.

Malgré cette nouvelle alarmante, la Dre Valérie Lamarre, pédiatre spécialiste en maladies infectieuses à l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal estime qu’il ne s’agit pas d’un risque pour le Canada, mais il faut évidemment rester vigilant et faire la promotion de la vaccination auprès des parents de jeunes enfants, rapporte Le Devoir.

«Nous allons voir ces cas apparaître de temps en temps. Réveillez les gens. Allez chercher vos vaccins, ces maladies sont évitables», lance notamment Dre Lamarre.

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