Nous savons très bien que la pandémie a été très dure sur les restaurateurs et les boutiques locales un peu partout.

Les restaurants Juliette et Chocolat n’en font pas exception et ont malheureusement dû mettre la clé à la porte pour des raisons financières.

C’est donc dans un message rempli d’émotions sur Facebook que la propriétaire de Juliette et Chocolat a annoncé la fermeture de ses 10 restaurants:

«Mes chers invités et amateurs de chocolat, c’est avec beaucoup de tristesse et le cœur très gros que je vous annonce officiellement la fermeture de toutes nos succursales de Juliette & Chocolat. Malgré tous les efforts que nous avons mis depuis la réouverture officielle des restaurants l’été dernier, il est temps pour nous d’admettre que la restauration n’est plus ce qu’elle était. La restauration a toujours été un métier de cœur et non un métier d’argent, et les marges ont toujours été très fines. Depuis la pandémie, la répartition des coûts pour opérer un restaurant a grandement changé : l’augmentation des frais de recrutement, des salaires, des matières premières ainsi que l’impact de l’inflation sur les habitudes de consommation ont définitivement eu un impact sur nos résultats. Mais le plus gros impact est celui des remboursements des prêts du gouvernement obtenus durant la pandémie. Comme vous le savez, pendant les 2 dernières années, le gouvernement a fermé les restaurants et, afin d’aider les restaurateurs à limiter les pertes engendrées, leur a accordé des prêts remboursables sur 4 ans. Or, un prêt ne remplace pas un revenu et il engendre des dépenses additionnelles quand vient le temps de le rembourser. Depuis notre réouverture l’été dernier, nous avons donc eu à intégrer dans nos dépenses le remboursement de notre dette en plus d’une augmentation fulgurante de tous nos coûts. Nous espérions retrouver nos ventes d’avant pandémie, mais même avec celles-ci, tous ces frais additionnels étaient trop lourds sur notre système. Nous avons tout essayé pour ne pas en venir à cette conclusion, en allant jusqu’à demander un moratoire sur cette dette afin de réduire l’impact de ses remboursements, mais malheureusement ce moratoire nous a été refusé. Nous ne pouvons donc faire autrement aujourd’hui que de fermer.»

S’agit-il d’une fermeture définitive ou temporaire?

Seul le temps nous le dira, mais les amateurs de chocolats sont déjà bien déçus d’apprendre cette triste nouvelle.

Rappelons que c’est en 2003 que Juliette a ouvert son premier bar à chocolat, à l’âge de 22 ans.

Les produits en ligne et en Ă©picerie de la compagnie seront toutefois toujours disponibles.

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