En ce 1er juillet, un sondage de Royal LePage (mené par Hill & Knowlton auprès de 742 locataires québécois) dégage des chiffres alarmants concernant l’accès à la propriété.

Seuls 22% des locataires québécois prévoient d’acheter une propriété au cours des deux prochaines années. Cette statistique, bien qu’elle puisse paraître choquante aux premiers abords, n’est pas si surprenante.

En ce jour officiel du déménagement, on compte seulement 28% de locataires qui ont considéré acheter avant de signer ou de renouveler leur bail cette année, contre 69% qui ne l’ont même pas envisagé.

Parmi les raisons pour lesquelles les locataires du Québec choisissent la location plutôt que l’acquisition, 42% attendent une baisse des prix des propriétés, 41% attendent une réduction des taux d’intérêt et 37% ne disposent pas d’une mise de fonds suffisante.

Néanmoins, parmi les 58% qui ne prévoient pas de faire l’achat d’une résidence au cours des deux prochaines années, 27% disent que la location reste plus abordable à court et moyen terme. 25% ne veulent pas assumer les responsabilités liées à l’entretien d’une propriété. 18% considèrent que leur mode de vie est mieux adapté à la flexibilité de la location. 18% donnent la priorité à d’autres objectifs de vie (éducation, voyages, loisirs, etc.). Tandis que 15% investissent leur argent ailleurs (actions, REER, CELI, etc.). Cela porte donc à croire que la location reste un choix pour plusieurs et non une obligation.

Il est tout de même intéressant de noter que près de la moitié des répondants disent que le paiement de leur loyer compte pour plus de 30% de leurs revenus nets. Les locataires québécois sont confrontés à une conjoncture économique difficile qui influe sur leur capacité à accéder à la propriété. En effet, la demande en matière de logements, exacerbée par le boom immobilier pandémique, n’a pas ménagé le marché locatif où les prix des loyers ont observé une croissance fulgurante. Il est donc devenu plus difficile pour les locataires d’épargner en vue d’une mise de fonds sur un achat éventuel.

De plus, de ceux qui considèrent l’achat éventuel d’une propriété, plus du tiers (36%) ne croient pas pouvoir acheter dans leur ville actuelle. Quand on observe les résultats de Montréal seulement, c’est 54% des Montréalais qui considèreraient déménager dans une autre ville plus abordable pour accéder à la propriété.

Cette tendance montre que les locataires seront prêts à faire des compromis sur la localisation pour réaliser leur rêve de devenir propriétaires, qui s’avère tout de même de plus en plus difficile à réaliser.