- La campagne du printemps de la Fondation des jeunes de la DPJ souligne que l'entrée dans la vie adulte à 18 ans laisse souvent sans soutien familial.
- Les jeunes quittant les centres jeunesse doivent faire face à des défis multiples
- Plus de 40 000 jeunes sont pris en charge annuellement par la DPJ au Québec
- La Fondation invite la population à contribuer financièrement pour offrir un soutien continu à ces jeunes
La Fondation des jeunes de la DPJ lance sa campagne du printemps en rappelant que l'entrée dans la vie adulte, à 18 ans, ne s'accompagne pas automatiquement d'un soutien familial ou d'un encadrement stable pour plusieurs jeunes issus de la protection de la jeunesse.
Pour ceux qui quittent les centres jeunesse, cette transition peut se faire dans l'isolement, alors qu'ils doivent composer simultanément avec le logement, les études, le travail et la construction de leur autonomie. La campagne vise à mobiliser la population afin de financer des services essentiels comme le tutorat, l'aide au logement, le soutien psychologique et l'accompagnement scolaire personnalisé. Elle insiste aussi sur le fait que le passage à l'âge adulte est un processus graduel, et non un changement instantané dicté par un anniversaire.
Au Québec, plus de 40 000 jeunes sont pris en charge par la DPJ chaque année, et plusieurs se retrouvent rapidement confrontés à des choix déterminants, parfois au détriment de leur parcours scolaire. La Fondation souhaite rappeler que «on ne devient pas adulte à 18 ans» et que des gestes de solidarité peuvent changer durablement des trajectoires de vie.
Chaque don, notamment sous forme de contribution mensuelle, permet d'offrir un appui concret et continu à ces jeunes. Pour contribuer ou en savoir plus, il est possible de visiter fondationjeunesdpj.ca.
Le parcours d'Ariella, symbole de résilience
Ariella, 24 ans, a grandi entre placements en centre jeunesse, instabilité familiale et traumatismes importants. Touchée par des enjeux de santé mentale et un TDAH non reconnu, elle a pu se reconstruire grâce à des intervenants et au soutien de la Fondation des jeunes de la DPJ. Ce soutien lui a permis de poursuivre ses études, de compléter une technique en éducation spécialisée et de s'inscrire à l'université en psychoéducation. Aujourd'hui, elle travaille auprès de jeunes vivant des réalités similaires et souhaite redonner au suivant. Son parcours illustre l'importance d'un accompagnement concret au moment où l'on quitte les centres jeunesse. Elle insiste sur la valeur des adultes significatifs qui l'ont aidée à reprendre confiance et à croire en ses capacités malgré les obstacles.
Pierre-Yves Lord, une voix issue du vécu
Pierre-Yves Lord devient le nouveau porte-parole de la Fondation des jeunes de la DPJ, afin de sensibiliser à la réalité des jeunes en transition vers la vie adulte. Ayant lui-même été accompagné par la DPJ durant son adolescence, il comprend l'importance d'un soutien stable et d'un adulte significatif. Il rappelle que quitter les centres jeunesse peut rendre le passage à l'âge adulte particulièrement déstabilisant sans réseau de soutien solide.
«C'est avec beaucoup d'émotions que je m'engage à titre de porte-parole de la Fondation des jeunes de la DPJ. Cette mission, elle est personnelle pour moi. J'ai moi aussi été un de ces jeunes accompagnés par la DPJ. Je sais ce que ça veut dire, concrètement, qu'un adulte croit en vous et je sais aussi à quel point la transition vers la vie adulte peut être vertigineuse quand on a l'impression de la traverser seul. Aux jeunes qui vivent cette étape en ce moment, je veux dire ceci: vous n'êtes pas seuls. Il y a des gens, ici, qui croient en vous. Et moi, j'en suis», soutient Pierre-Yves Lord.
Son engagement vise à rappeler que l'autonomie ne se résume pas à un âge, mais à des conditions de soutien durables et à un encadrement humain présent dans les moments charnières.
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