Comment rendre votre enfant millionnaire — ce que les institutions financières ne vous disent pas

Comment rendre votre enfant millionnaire — ce que les institutions financières ne vous disent pas

Par Hari — Edmundston, NB

Vous avez probablement vu ces calculs circuler. Des parents qui expliquent, chiffres à l'appui, comment rendre son enfant millionnaire sans jamais lui payer un salaire à six chiffres. Ils ont raison sur les chiffres. Mais il manque toujours quelque chose.

Le calcul circule partout. Et il est réel. Ce que les institutions financières ne vous montrent pas c'est la partie qui rend ce plan fragile.

Investissez 1 000 $ à la naissance. Ajoutez 500 $ à chaque anniversaire. Cotisez 250 $/mois jusqu'à ses 18 ans. À 18 ans, votre enfant a environ 165 000 $. S'il continue à investir 250 $/mois à partir de là, il atteint 1,25 million $ à 43 ans, sans jamais avoir gagné un salaire à six chiffres de sa vie.

C'est comme ça que la richesse générationnelle se construit. Avec des petits gestes réguliers.

Ces calculs vous montrent le plan. Les institutions financières vous vendent leurs produits. Personne ne vous parle de la partie qui tient tout ensemble.

D'abord, l'argent gratuit que vous ne devez pas laisser sur la table

Avant même de parler d'investissement, parlons de ce que le gouvernement fédéral vous offre gratuitement.

Le REEE ou Régime enregistré d'épargne-études. Chaque dollar que vous cotisez dans un REEE est bonifié de 20 % par le gouvernement, jusqu'à un maximum de 500 $ par année par enfant, pour un total à vie de 7 200 $ par bénéficiaire.

Pour obtenir la subvention maximale chaque année, vous devez cotiser 2 500 $. Ça représente environ 208 $ par mois. Le gouvernement ajoute 500 $. Vous investissez 2 500 $, vous en avez 3 000 $ dans le compte. Avant même que votre argent ait eu le temps de travailler.

Chaque dollar investi dans un REEE peut être bonifié de 20 à 40 % selon le revenu familial.

Les familles qui n'ouvrent pas un REEE dès la naissance de leur enfant perdent ces subventions année après année. Elles ne reviennent jamais. C'est de l'argent gratuit que le gouvernement met de côté pour vous et qui disparaît si vous ne le réclamez pas.

Le CELI pour la suite

Une fois que votre enfant atteint 18 ans, il accumule des droits de cotisation au CELI ou Compte d'épargne libre d'impôt. Tout ce qui croît dans un CELI est libre d'impôt, et les retraits aussi.

Si votre enfant commence à cotiser dès 18 ans dans un fonds indiciel à faible coût, une stratégie que Warren Buffett lui-même recommande aux investisseurs ordinaires, les intérêts composés font le reste. Sans gérer des actions. Sans timing de marché. Juste du temps et de la régularité.

C'est précisément ce calcul qui circule. Et il fonctionne.

La partie que personne ne mentionne

Voici la vraie question. Celle que j'aurai dû me poser plus tôt.

Vous construisez un plan financier pour votre enfant. Vous cotisez chaque mois. Vous êtes cohérente. Et puis, quelque chose vous arrive.

Maladie. Accident. Décès prématuré. Invalidité longue durée.

Qui continue à financer ce plan ?

Le REEE, le CELI, les 250 $ par mois, tout ça repose sur votre revenu. Sur votre présence. Sur votre capacité à continuer.

Sans protection, le plan s'arrête le jour où vous ne pouvez plus le porter.

Ce que l'assurance vie vient faire dans ce calcul

L'assurance vie n'est pas une dépense. C'est le filet sous le plan. Pour comprendre les types de couverture disponibles au Canada Atlantique, consultez le guide complet sur l'assurance vie.

Si vous décédez demain, le capital versé à votre famille est libre d'impôt. Votre conjoint peut utiliser ces fonds pour continuer à cotiser au REEE de votre enfant. Pour maintenir les 250 $ par mois. Pour ne pas interrompre le plan que vous aviez construit ensemble.

Il y a aussi l'assurance vie permanente avec valeur de rachat, un produit moins connu mais particulièrement puissant dans une stratégie de richesse générationnelle. Une partie des primes s'accumule en capital à l'abri de l'impôt, accessible à terme. Certains parents souscrivent une permanente au nom de leur enfant dès son jeune âge, la prime est infime, et la valeur accumulée sur 40 ans peut devenir un actif significatif.

Pour comprendre les différences entre les options disponibles selon votre situation familiale, le guide sur l'assurance vie et l'épargne au Canada détaille les produits disponibles et les montants recommandés selon le profil.

Ce que ça coûte vraiment

À 32 ans en bonne santé, une assurance vie temporaire de 500 000 $ coûte entre 22 et 30 $ par mois. Moins que votre abonnement à une plateforme de streaming.

Ce que ça protège : le plan que vous avez mis en place pour votre enfant. L'hypothèque. Les études. Le capital que vous construisez mois après mois.

Plus vous attendez, plus la prime augmente. Et si votre santé change entre-temps, les conditions ne seront plus les mêmes. Le meilleur moment pour souscrire, c'est maintenant — quand vous n'en avez pas encore besoin.

Pour les familles qui se posent la question de comment structurer protection et épargne ensemble, le guide sur l'assurance vie pour jeune famille au NB explique les options concrètes, les montants et l'avenant enfant.

Le plan complet

Voilà à quoi ressemble une vraie stratégie de richesse générationnelle, pas seulement le calcul qui circule, mais la version complète, avec le filet.

Dès la naissance : ouvrir un REEE. Cotiser au moins 208 $/mois pour obtenir la subvention maximale de 500 $/an du gouvernement.

En parallèle : souscrire une assurance vie suffisante pour que le plan continue, quoi qu'il arrive. Votre revenu, votre hypothèque, les études des enfants, tout ça doit être couvert.

À l'adolescence : parler à votre enfant de l'argent. Lui montrer ce que vous avez construit. Lui apprendre que la richesse ne tombe pas du ciel, elle se planifie, trimestre après trimestre.

À 18 ans : ouvrir un CELI. Passer le relais. Regarder les effets composés faire leur travail.

Ce n'est pas de la magie. C'est de la rigueur. Et c'est accessible à n'importe quelle famille de la classe moyenne qui commence tôt.

Une dernière chose

Le plan est réel. Les chiffres sont exacts. Mais il manque toujours la même ligne — celle qui dit : et si l'un des parents ne peut plus cotiser ?

C'est cette ligne qui fait la différence entre un plan qui tient et un plan qui s'effondre au premier imprévu.

Parce que rendre votre enfant millionnaire, c'est bien. Être là pour voir ça, c'est mieux.

Hari est fondatrice de Solufin.ca, un site de guides indépendants en assurance et épargne pour les familles du Canada Atlantique.

Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Sources : Gouvernement du Canada — SCEE · Banque Nationale — REEE · FCNB