Chronique d’une première semaine en maternelle.

Crédit photo: Mylène Tétreault Chronique d’une première semaine en maternelle.
J’imagine que même les plus déconnectés du monde scolaire d’entre vous savent que les deux dernières semaines ont été marquées par la rentrée, ne serait-ce que par les photos de p’tits bouts aux sacs à dos trop grands sur votre newsfeed.
Cette année j’étais du nombre avec mon grand Louis qui a fait son entrée en maternelle.

Mardi.
On y va pour une heure, maman attend dans le gymnase. C'est facile, tout va bien.


Mercredi. 
Première journée complète, Louis tout pimpant a bien hâte de sortir attendre l’autobus et de faire un tour de ce gros truc jaune. Moi, j’ai déjà la langue à terre, on n’est pas habitué à une routine où l’on doit courir le matin. L’autobus est prévu pour 7h50, on est au bout de l’entrée à 7h40. 8h04, toujours pas d’autobus en vue et théoriquement, la cloche de l’école sonne dans une minute. Sauf que moi, je n’avais pas prévu d’aller plus loin que le bout de l’allée de garage à cette heure indue. Pas grave, je ramasse mes cheveux dans un chignon à la va-vite, j’habille le petit frère avec le premier habit sur le dessus du tiroir et on part. Louis hurle parce que le pauvre voulait prendre l’autobus, Antoine me fait remarquer que je ne lui ai pas mis de chaussures et moi j’ai chaud. Rendu à l’école, je réalise que TOUS les parents sont là, même ceux dont l’enfant a pris l’autobus, pour un dernier bye bye.

Un gros merci à vous tous de me faire sentir inadéquate en tant que mère, je n’y aurais pas pensé!

 

Crédit photo : Mylène Tétreault.
Un autobus se pointe au bout de la rue mais ce n'est pas le bon!

La fin de la journée arrive, Louis doit rester au service de garde et m’y attendre. Je suis la première mère à arriver pour récupérer le fruit de mes entrailles et je réalise tout à coup à quel point l’école est un lieu relativement fermé pour les parents. La responsable du service de garde appelle mon enfant sur un walkie talkie, pas le droit de circuler dans l’école. Au bout de 20 minutes, on doit bien se rendre à l’évidence que Louis n’y est plus. Vérification faite, il y a eu confusion et on a mis mon fils dans l’autobus. Sauf que le chauffeur ne laisse pas débarquer les enfants si un parent n’est pas là pour les accueillir. Et que moi je l’attends depuis 20 minutes à l’école... De toute façon, cerise sur le sundae, il ne serait jamais arrivé parce qu’il n’est pas dans le bon autobus.
Ouin.

Jeudi. 
On reste à la maison, rentrée progressive oblige. J’ai des trucs à faire en après-midi, sa gentille éducatrice qui s’en est occupée au cours des 3 dernières années accepte de le prendre pour quelques heures.

Vendredi matin.
On est prêts, le service des autobus connait maintenant notre adresse et on a hâte. 7h40, let’s go Louis, mets tes chaussures on part attendre au bout de l'entrée. 
«Maman, sont où mes chaussures?».
Shit!, chez la gardienne où il a passé la journée de la veille. Go, le chignon, on habille le petit frère et on repart en voiture!


Ils n'ont pas trop l'air maganés au bout de cette première semaine.
Crédit photo : Mylène Tétreault.

Quand je lui demande à la fin de cette première semaine ce qu’il a fait, j’ai eu droit à : «Ben on a été visiter les toilettes et il y avait une petite fille avec un bras dans le plâtre. J’avais jamais vu ça moi». Je pense qu’on est sur la bonne voie. <3 

 
Ça a été comment la rentrée chez vous?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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