Une histoire de non-préparation à l'accouchement... sans papa!

Crédit photo: Nathalie Chassé Une histoire de non-préparation à l'accouchement... sans papa!

J'ai eu un accouchement long. Long dans le genre interminable : 57 heures, y'a rien là. Et puis, tout ça se déroulait sans papa à mes côtés. Je m'étais outillée à vivre cet événement en ayant fait plusieurs lectures et écouté des vidéos qui portaient sur le sujet, simplement. Je m'étais dit que ça serait suffisant.

Je n'étais nullement stressée, étonnament, lorsque les contractions ont commencé.

Je croyais, à tord, qu'être accompagnée de deux de mes amies le jour « J » serait suffisant. Aussi, j'étais convaincue que l'absence du père ne me dérangerait pas. #GrosDéni. La réalité m'a rattrapée alors que j'ai été admise à l'hôpital pour mon accouchement. Je me suis rendu compte que j'aurais souhaité la présence de cet homme pour m'encourager et me supporter.

Je mentirais si je disais que je n'ai pas pensé à lui pendant toutes ces heures de contractions. En fait, j'y pensais tout le temps. Je me demandais ce qu'il faisait et s'il était intéressé à savoir que notre ma fille était sur le point de se pointer le bout du nez.


Crédit : Nathalie Chassé

Alors que je m'apprêtais à vivre le plus beau moment de ma vie, la rancœur envers cet homme que j'appréciais se faisait de plus en plus intense. Je lui en voulais de ne pas être là, d'ignorer la chair de sa chair et de continuer sa vie comme si tout ça n'existait pas.

Avec la dernière poussée, engourdie par la fatigue, ces pensées négatives m'ont quittée pendant quelques instants. Elles sont réapparues lorsque dans ma chambre, je me suis retrouvée seule avec mon bébé. J'ai réalisé que j'avais refoulé mes peurs pendant cette grossesse. J'ai également compris que je m'étais persuadée ne pas avoir besoin de lui.

Je n'étais pas prête à affronter la solitude de la première nuit. J'ai trouvé pénible d'être seule, épuisée, sans le père sur qui m'appuyer. Je n'ai pas pleuré, je n'ai pas fait de crises, je me suis tout simplement résignée.


Crédit : Nathalie Chassé

Avec du recul, j'aurais dû me préparer autrement. Est-ce que je cela aurait été suffisant? Je ne sais pas. Néanmoins, je continue de travailler sur ma capacité d'adaptation Je souhaite tout faire pour que ma p'tite boule sache qu'elle peut compter sur moi et qu'elle est un magnifique cadeau dans ma vie.

Étiez-vous prêtes au moment de votre accouchement?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

PLUS DE NOUVELLES