Pour que les belles-lettres se retrouvent entre les doigts de nos « baby »

Crédit photo: Anne Genest Pour que les belles-lettres se retrouvent entre les doigts de nos « baby »

Pourquoi lire des classiques ? Et à nos minis, pardi! 

Hen, pourquoi ? Pourquoi ne pas leur offrir de ces cartonnés cheap? Du Walt Disney comme il s’en fait à la télé. Du Bob l’éponge ou du Dora. Pourquoi? Un livre, c’tun livre, right?

Parce que mon papa était bouquiniste (feu-libraire qui a donné sa boutique), j’ai été, très tôt, entourée de classiques. De ces livres au papier à la fois doux et rugueux, de ceux qui sniffent bon l’encre, la colle et la pulpe. 

Si bien que je rêve du moment où mon bébé ouvrira enfin un de ces albums qui ont marqué mon enfance. J’ai si hâte de lui partager ma passion pour les lettres (avec un immense « L »). Lui raconter Proust, Rostand, Zola. Lui transmette de cette culture qui a forgé l’histoire. Lui montrer la langue littéraire comme une forme d’art (Oui, je suis intense).
 

Crédit : Anne Genest

Une maison d’édition a exaucé mon souhait. Marmaille et compagnie propose la collection Litté Merveille. Quatre classiques ont été adaptés pour les 0 à 3 ans sous forme d’imagiers, tout-carton. Au bonheur des dames, d’Émile Zola, met en scène les vêtements d’un grand magasin.

À la recherche du temps perdu (OMG!), que j’ai tant lu, représente des moments de la journée. Dont l’incipit devenu célèbre « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. »

Cyrano de Bergerac montre qu’il existe d’autres parties du corps aussi importantes que le nez! Hihi.

Crédit : Anne Genest
 

Et Robin des bois apprend à nos petits génies à compter.

Par ailleurs, j’ai reçu de Gallimard le petit dernier de Gerda Muller (qui célèbre son 90e anniversaire. Oui, oui, la dame dessine encore!). Car celle qui a marqué mon enfance avec Boucle d’Or et les trois ours vient de mettre en images le classique des frères Grimm, Les quatre musiciens de Brême. 
 

Crédit : Anne Genest

Parce qu’ils sont jugés trop vieux et inutiles, âne, chien, chat et coq se rallient pour devenir musiciens de ville et « trouver un meilleur destin que la mort ». Les dessins soigneux témoignent du travail d’orfèvre de Muller. 

Un conte pour les plus de 5 ans qui donne le goût aux parents (ou aux grands-parents) de retrouver les classiques de Gerda Muller.

Quels sont les grands livres que vous aimeriez mettre entre les mains de vos enfants ?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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