Un rien me dérange, me réveille. Mon chum qui ronfle, mes chiennes qui jappent pour un rien, mon fils qui cogne le mur avec ses pieds parce qu'il bouge trop dans son lit.

J'ai le sommeil léger, vous me direz. Effectivement. J'ai le hamster qui devrait ralentir un peu la cadence, vous ajouterez. Que oui. Mais je n'ai malheureusement aucun pouvoir sur ces choses-là.

Mon insomnie a débuté au tout début de ma grossesse. Était-ce le stress de l'inconnu auquel je faisais face? Peut-être. Ou encore une réaction chimique des hormones. Plus les mois ont passé, plus la bédaine se faisait dérangeante et m'empêchait de dormir. Puis est venue la vie post-accouchement.

C'est normal de s'endormir dès que ta tête touche l'oreiller quand tu viens de bercer ton enfant pendant 1 h ou que tu as fait le tour du salon 100 fois pour calmer bébé. Surtout quand tu sais que tu devras probablement te relever dans la prochaine heure.

Crédit : scoopwhoop

Mais quand mon fils a commencé à se réveiller qu'une fois ou pas du tout durant la nuit, j'ai été aux aguets sans le vouloir. Au moindre bruit, chignement ou pleurs, mon cerveau s'est activé en mode alerte. Maintenant qu'il fait ses nuits et pas moi, j'ai amplement le temps de constater qu'il dort paisiblement, même qu'il ronfle parfois (il doit tenir ça de son père).

Par contre, quoi de plus frustrant que de regarder les heures passer sur le cadran quand le sommeil ne vient pas, ou d'être réveillée depuis 3h du matin pour rien? Au boulot ou à la maison avec fiston, je dois être en forme le lendemain. Pas le choix. 

J'en ai essayé des choses pour m'aider à dormir : m'imaginer dans un endroit agréable, tenter de faire le vide dans ma tête (forget it, c'est juste impossible), essayer les techniques de respiration apprises au cours de yoga, m'asseoir et lire avec une tisane à la camomille. #Yeurk

Crédit : amara

Ce qui finit invariablement par arriver : je me fâche de ne pas dormir, je tourne dans le lit en maudissant le sommeil qui ne vient pas, et ça se termine toujours à niaiser sur mon cellulaire. J'y regarde des photos que j'ai vues 1000 fois, je joue à 2048 et je passe un temps incalculable sur Facebook. Ou je me lève finalement pour rédiger ce billet dans le silence le plus complet.

J'ai trouvé un truc pour diminuer le nombre d'heures éveillées (merci mélatonine), mais ça n'a pas réglé complètement mon problème. Je continue d'essayer presque tout ce qui m'est proposé pour être en mesure d'accumuler les heures de sommeil, sans trop de succès.

Je ne me fais pas d'idée à l'effet que ça me passera du jour au lendemain, mais je continuer d'espérer. En attendant, je fais tout ce que je peux durant le jour (merci chocolat et café) pour tenir le coup jusqu'au moment où je pourrai fermer les yeux, même si c'est juste pour me reposer.

Faites-vous de l'insomnie? Que faites-vous quand ça arrive?

Page d'accueil