Quand le sommeil n’est qu’un lointain souvenir…

Crédit photo: Capture d'écran de Blanche Neige et les sept nains/ Disney Quand le sommeil n’est qu’un lointain souvenir…

Le sommeil est un privilège dont j’ai abusé dans la vingtaine… Avoir su, je l’aurais conservé dans des pots masson bien scellés que je rouvrirais une fois de temps en temps pour rallonger mes courtes nuits. Donc à la question qui tue : fait-il ses nuits? La réponse est non! À 8 mois, presque 9, mon fils se réveille encore la nuit pour boire. La fatigue me targue, mon corps roule sur la réserve et je réalise que la moindre complexité fait surchauffer mon cerveau ramoli.
 
On a eu de bonnes périodes, celles qui te font croire que t’es sur la bonne voie et que tu re-goûteras aux joies d’un 8 heures de sommeil sans interruption, mais chaque fois que j’en parlais, je jinxais ma bonne fortune. Alors, je ne m’en vante plus de ces bonnes nuits qui me donnent un répit… Rien n’est gagné!
 
J'ai fait trop de lectures sur le sommeil des bébés à me rendre quasi-obsédée. Et j'ai eu beaucoup trop de discussions sur le sujet aussi. Entre la méthode Langevin qui prône l’autonomie, la conseillère en sommeil me disant de répondre au besoin de réconfort du bébé, l’infirmière qui me rassure me disant que certains bébés, comme certains adultes, ont faim la nuit, le gérant de mon resto de quartier qui me dit qu’à son 3e, il savait décortiquer une pleur de faim ou de fake, ma belle-sœur qui dit que la formule, ça gave plus que l’allaitement… Bref, exténuée, je n’y vois plus clair… Mais j’imagine qu’il y a autant de modèles de bébé que de modèles de parents.
 
Le laisser pleurer pour s’endormir, ça va, mais l’entendre vomir ses pleurs la nuit, incapable de se rendormir, ça nous crève les oreilles et le cœur en plus. Je me dis que ma job, c’est tout de même de le réconforter, de lui dire : « Hé, tu n’es pas seul dans cette noirceur. » Je l’avoue, toutes les raisons sont bonnes pour lui pardonner son sommeil léger : l’ezcéma, les déplacements incessants, les dents, l’angoisse de séparation, les maux de ventre, les vaccins, la chaleur…
 
J’opte donc pour la résilience en me disant que tout finira par passer… Je l’allaite encore la nuit. Oui, je suis indigne et coupable. Qu’on me jette des pierres sur-le-champ! Ce n'est peut-être pas la bonne chose à faire, mais la meilleure pour le moment. Peut-être que, dans un mois, mon discours aura changé ou, encore, que mes prières seront entendues, et que bébé arrêtera par lui-même de se réveiller.

Sur ce, je vais aller me coucher (question de profiter de l'heure de la sieste).
 
Et vous, fait-il ses nuits?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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