Lors de mon premier congé de maternité, j’ai vaguement ressenti cette angoisse de parent. Celle de partir à la recherche d’une garderie. Je n’avais vraiment pas envie de confier « mon précieux » à quelqu’un d’autre. Finalement, nos horaires atypiques, à chéri et moi, nous ont permis de nous arranger. Mais deux ans plus tard, et un mini de plus dans la famille, nous étions à la recherche deux places en garderie.

Après un mois de recherches, de téléphones et de visites, nous avons trouvé un endroit correct, près de chez moi, qui offrait deux places. J’avais un petit feeling de travers. Je me suis dit que c’était parce que j’étais trop mère poule pour les laisser à quelqu’un d’autre. T’sais, ce n’est pas facile pour le cœur de maman, la garderie.

S’en sont suivies deux semaines d’intégration plutôt difficiles pour maman et ses deux loups. Mon bébé a pleuré à chaudes larmes tous les matins lorsque je le laissais. Mon grand, après deux semaines, ne voulait plus y aller. Et moi, tous les jours, mon cœur se serrait dans ma poitrine. 
 

Crédit : Helgi Halldórsson

Un peu plus chaque jour, je réalisais que l’éducatrice et moi avions des visions bien différentes finalement. Les collations, les activités, la vie de mes enfants à la garderie, ça ne ressemblaient pas à ce que ça aurait dû être selon moi. Aller reconduire ses enfants à un endroit où tu ne veux pas vraiment les laisser, même s’ils sont en sécurité, ce n’est vraiment pas un feeling le fun. Un joyeux mélange d’impuissance et de culpabilité qui te donne drôlement le goût de tout laisser en plan et de les ramener à la maison illico.

La chance a joué de notre côté. Quelques semaines auparavant,  j’avais fait beaucoup de démarches pour tenter de trouver le bon endroit. D’après moi, l’univers a entendu mon appel de détresse. Le téléphone a sonné. Un service de garde qui m’avait été chaudement recommandé par des amis avait deux places. YES! Pendant trois quarts de seconde, je me suis demandé si je faisais le bon move. J’ai eu peur pour leur stabilité. Ils ont besoin de ça, les enfants, de la stabilité, non? Mais j'ai préféré suivre mon instinct.
 
Mes garçons ont changé de garderie depuis maintenant plus d’un mois. Je suis tellement contente du changement. Les éducatrices sont géniales. Et l’adaptation s'est déroulée (presque) comme un charme. Le sentiment de quiétude fait du bien à mon cœur de mère. Aller travailler sans regret et l’esprit tranquille, c’est vraiment merveilleux.

Comment avez-vous vécu vos débuts avec la garderie? Ce fut un succès ou un échec?

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