La prise d'otage : quand le gouvernement devient bourreau de l'éducation.

Crédit photo: Funnyjunk.com La prise d'otage : quand le gouvernement devient bourreau de l'éducation.

Bon, en écrivant le titre, je suis déjà pratiquement certain d’avoir la NSA sur le dos pour un petit moment… Ça part bien! C’est parce que c’est fort et chargé d’un certain sens cette expression.
« Prise d’otage », c’est violent non?

On l’entend très souvent pourtant ces derniers temps avec l’approche de la grève des profs et des autres employés du secteur public. Je vais vous dire, je suis plutôt d’accord. Les parents et leurs enfants sont véritablement pris en otages.

Mais non! Pas comme ça! 
Crédit : Giphy

Le véritable bourreau
Contrairement à celles et ceux qui croient que le personnel enseignant, les professionnels ou encore le personnel de soutien et leurs syndicats respectifs sont ceux qui tiennent nos tout-petits en otage, j’affirme plutôt que c’est le gouvernement qui se comporte en bourreau.

Fiou! Ça s'arrête avant la fin. C'est un billet PG13 après tout!
Crédit : Giphy

Le mot est fort, mais je ne suis pas capable d’en trouver un autre qui rend aussi bien la violence qui est faite aux élèves en difficulté, aux élèves handicapés, aux adultes qui raccrochent, aux jeunes qui auraient pu ne pas décrocher, et bien d’autres encore.

Ce sont eux et leurs parents qui doivent composer avec ces pertes de services. C’est le budget familial serré qui se voit alourdi par le recours à des services professionnels privés. C’est la qualité de l’enseignement qui se voit diminuée par l’ajout d’élèves dans les classes. C’est l’intégrité physique même de l’école qui est menacée quand on se prive de l’expertise et de l’expérience du personnel de soutien.

Après tout, ils portent l'école à bout de bras!
Crédit : Centrale des syndicats du Québec

Cessons la violence
Cette violence elle n’est pas physique, elle est économique. Elle se drape d’une prétention de penser au bien commun tout en le sabotant pour les générations à venir. Les compressions qui sont faites en éducation auront des effets néfastes qui dépasseront largement le prochain budget du gouvernement Couillard. Elles affecteront nos enfants bien au-delà d’une fête d’Halloween manquée cette année, leurs répercussions les suivront tout au long de leur parcours académique.

Cette semaine, j’ai parlé à des personnes dévouées à notre système scolaire public. J’ai vu des milliers de femmes et d’hommes sacrifier une journée de salaire pour dire au gouvernement Couillard d’investir en éducation, d’investir dans l’avenir de nos enfants, de nos jeunes, de notre société. Leurs revendications sont justes et vous pouvez en apprendre plus ici, ici, et . C'est aussi avec grand plaisir que j’ai vu des parents et des citoyens les appuyer dans leur lutte.

La population n’est pas dupe. Trouver un plan B pour la journée ou amener nos enfants au travail une journée ou deux, ce n’est pas ça qui nous fait rager. Voir notre gouvernement détruire notre système d’éducation pour des raisons comptables, ça c’est inacceptable. Alors lorsque vous verrez une ligne de piquetage près de chez vous, donnez un petit coup de klaxon ou prenez le temps de vous arrêter et de leur montrer votre appui! 

Appuyez-vous les revendications du personnel scolaire? 

N.B. : Je suis syndicaliste. Je travaille pour la Centrale des syndicats du Québec. Ce texte, je ne l’ai pas écrit comme syndicaliste, mais comme citoyen et parent. 

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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