Le slow parenting et moi

Crédit photo: Nadia Arsenault Le slow parenting et moi

Je me suis longtemps questionnée sur la parentalité. Où me situais-je dans tous ces types de parents? La question peut paraître futile, mais elle me permettait de limiter mes lectures. Je lis beaucoup. Peut-être trop. Lors de ma première grossesse, j’ai jeté le seul bouquin sur le sujet que je possédais. J’avais lu dans le Slate que ces livres augmentaient l’angoisse chez les futures mères. J’étais angoissée.
 
Depuis l’arrivée de mon deuxième enfant, je lis beaucoup d’essais sur la parentalité. Et de nombreux articles. Les propos de Carl Honoré me rejoignent particulièrement. Je ne veux pas être un parent chasse-neige. C’est la version canadienne du parent hélicoptère. Les Suédois ont les parents curling. L’idée est la même : s’assurer que nos enfants réussissent en éloignant tous obstacles autour d’eux. Bonjour les activités en fonction de l’admission dans de bonnes écoles.

Le slow parenting, c'est préparer un pain aux bananes à 7 heures le matin (d'où l'exceptionnelle qualité de l'image) avec un enfant de 2 ans aux commandes du couteau.
Crédit : Nadia Arsenault

 
L’idée de matins stressés à habiller en vitesse les enfants pour les amener à la garderie m’épuise. J’organise notre vie familiale loin de cette course effrénée. Reconduire les enfants d’une activité à l’autre en mangeant dans la voiture? Non, ce n’est pas pour moi. Bien assez tôt, l’école sera au centre de notre vie. Il faudra ajuster nos horaires à celle-ci. Parce que je ne suis pas le genre de mère qui amène les enfants en vacances quand les billets d’avion sont moins chers. L’école est trop importante.

De toute façon, les vols pour Reykjavik ou Tromsø sont rarement soldés. Il faut aussi du temps pour s’impliquer au sein de l’école. Les comités de parents, l’encadrement d’activités et le temps offert aux professeurs.
 
L’an passé, j’ai inscrit mon fils de 2 ans à un cours de natation. Je m’attendais à une période d’initiation à l’eau. Comme le décrit Pamela Drukerman dans Bringing Up Bébé. Apprendre à faire l’étoile, tout au plus. Dès le premier cours, les enfants devaient exécuter toutes les activités énumérées dans le dépliant de la ville. À la fin, les enfants devaient chanter et mimer une chanson. Mon fils a passé les 25 minutes à pleurer. Nous n’y sommes jamais retournés. L’idée qu’il soit évalué à la fin du cours me rebutait aussi. Il avait seulement 2 ans!
 
J’ai des craintes. J’ai un peu peur pour leur avenir. La pression sociale est forte. Même si je suis convaincue de ma position. J’aime l’idée de laisser mes enfants libres d’explorer la nature à leur guise. Je ne veux pas les encadrer outre mesure dans leurs activités. Je les accompagne. Je ne crois pas qu’ils ont besoin d’activités triées sur le volet pour favoriser leur leadership ou toute autre aptitude en vue du marché du travail.
 

C'est aussi chercher Winnie l'ourson dans les tourbières de Saint-Lazare.
Crédit : Nadia Arsenault

 

Je les observe afin de mieux les connaître. Je prends le temps de photographier tous les petits moments de leur quotidien. Je prépare un souper chaque soir, même si c’est loin d’être reposant. Un jour, ils seront grands et quitteront la maison.

Ma collègue TPL Moms, Charlotte Gagné, a aussi déjà abordé le sujet

Avez-vous l’impression de devoir combler chaque moment de la vie de vos enfants avec des activités?
 

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