Prendre sa place dans les transports en commun

Crédit photo: STM Mouvement collectif/Facebook Prendre sa place dans les transports en commun

Récemment, je discutais avec une amie enceinte qui en est à ses dernières semaines de grossesse. Elle me mentionnait que le soir venu, lorsqu’elle rentrait à la maison, elle était épuisée. En effet, elle prend les transports en commun et personne ne lui cède une place, même si sa bedaine est bien apparente.

Je lui ai demandé pourquoi elle ne demandait pas aux passagers assis sur les sièges réservés de lui céder leur place. Elle m’a répondu qu’elle n’osait pas. Je l’ai regardé et je lui ai parlé de la stratégie que j’utilisais lorsque j’étais enceinte ou lorsque j’utilise la poussette.

Enceinte, dans le bus ou le métro, lorsque ma bedaine a commencé à paraître, je n’osais pas trop m’asseoir sur les places réservées. J’avais peur que les gens pensent que je m’assoyais à une place à laquelle je n’avais pas le droit. Puis, à un moment, je me suis dit que les places réservées étaient exactement faites pour ça. Alors, soit je passais à l’action, soit je me taisais à tout jamais et j’arrêtais de me plaindre.

La première fois où j’ai mis mon plan en action, c’était un lundi matin, dans une station bondée. J’avais repéré mon entrée pour la rame de métro, je savais exactement où se trouvaient les deux places réservées. Lorsque le métro est arrivé, je suis entrée dans le métro, j’ai regardé les deux places. Elles étaient occupées. 

Tout le monde avait la tête dans son journal ou évitait les regards. Je me suis avancée vers une dame qui occupait l’un des sièges réservés et je lui ai demandé si je pouvais m’asseoir. Elle m’a regardé comme si je lui demandais la lune. J’ai mis ma main sur mon ventre et je lui ai montré l'autocollant de la STM qui précise que le siège sur lequel elle est assise est réservé pour les femmes enceintes ou les gens à mobilité réduite. 

Elle a grogné un peu, pris le temps de ranger son journal, s’est levée et m’a finalement laissé sa place. Ça a été un drôle de 30 secondes, mais, au final, ce n'était pas si pire que ça!

Crédit : STM Mouvement Collectif/Facebook

Maintenant, c'est plus facile. Je ne demande pas toujours une place et je ne m’attends pas à ce que quelqu’un se lève chaque fois. Mais quand je suis fatiguée, avec ma petite dans les bras, je n’hésite pas à demander. Personne ne m’a jamais refusé sa place et, honnêtement, il y a eu beaucoup de personnes qui se sont levées et qui m’ont cédé leur siège avec plaisir.

Dans les transports en commun, vous demandez un siège ou vous pestez quand personne ne se lève devant votre auguste personne ou poussette?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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