Pour nos enfants, soyons le changement

Crédit photo: tomertu/Shutterstock Pour nos enfants, soyons le changement

Aoutch. Réveil difficile pour le monde, encore une fois ce matin. Lendemain de veille, cauchemar, twillight zone, mauvaise blague… bien des gens rivalisent d’originalité pour décrire ce sentiment d’amertume qui dépasse la simple déception politique. Beaucoup de mots durs. Beaucoup de venin. Sauf que…

Aujourd’hui, je refuse d’attiser la haine. Je refuse cette fois-ci de laisser la parole à la cynique en moi. Contre toute attente, je décide aujourd’hui que je veux peux changer le monde. Call me crazy, mais j’ai besoin de vous.

Je ne connais pas un parent qui ne s’est pas un jour questionné sur le sort de son enfant, le front barré de rides d’inquiétudes. C’est que nous les aimons profondément ces p’tites bêtes-là. Nous les adorons. Nous leur caressons délicatement la joue pour ne pas troubler leur sommeil, la nuit venue, leur souhaitant à s’en fendre l’âme, à s’en tordre le cœur, une vie merveilleuse.

Mais de qui est constituée cette société qui les accueillera? Comment fonctionne-t-elle? Je ne peux que constater qu’il est malheureusement commun de dire le laid, raconter le sale, d’attiser la peur mais de se retenir de parler du beau, de demander de la douceur, de souffler avec ardeur sur les braises de la tolérance pour ne pas risquer de mettre le doigt dans l’engrenage d’une discussion qui n’en finirait plus. Est-ce qu’on ne peut pas tous, au moins un tout petit peu, chacun à son niveau, se reconnaître là-dedans?

Alors je vous inviterais à vous poser la question suivante : « Est-ce que je veux que mes enfants cheminent dans un monde où les gens agissent comme moi? ». C’est important. Tellement important.

Je ne prétends pas être un modèle de perfection. Il m’arrive de parler trop vite, en petites pointes acérées, fière de ma répartie, sans voir les égratignures que mes mots laissent. J’écoute souvent pour répliquer et non pas pour comprendre. Moi aussi je tombe dans la facilité des raccourcis intellectuels, du jugement, du potinage. Et pourtant je serais prête à bien des bassesses pour que mes enfants ne soient jamais confrontés à ces comportements. C’est d’un ridicule…

Alors aujourd’hui, j’oppose l’amour à la haine. J’élève ma voix, je prends parole et vous invite à mes côtés. Parlons, pour que notre discours résonne aussi fort que toutes les âneries. Cessons de regarder au loin quand une injustice nous apparaît. Et peut-être que la différence que nous ferons autour de nous fera écho.

Ce dont le monde a le plus besoin en ce moment, c'est ce dont l'élection américaine a le plus manqué. Respect. Ouverture. Honnêteté. Égalité. À petite échelle, nous avons le pouvoir de les répandre.

Pour nos enfants, aujourd’hui, soyons le changement que nous voulons voir dans le monde. Même si la possibilité de réussir est infime, elle existe. Nous nous devons d’essayer. Pour eux.

Relevez vos manches, le travail ne fait que commencer.

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