Toutes ces mamans qui m’entourent. Toutes ces femmes. J’observe, j’écoute, j’analyse, je réconforte. Je suis femme. Je ne suis pas maman. De mon point de vue extérieur, j’aime plein d’enfants et leurs parents. J’aime plein de mamans dont certaines qui ne prennent plus le temps de s’aimer. D’aimer la femme qu’elles sont pis ça me rend triste. Ode à ces mamans qui se cherchent, perdues entre deux couches pis quatre biberons et trois nuits blanches. 

Tout ça commence par le corps qui se transforme. Je tripe tellement de voir vos corps se « rondifier »! Mais je sais qu’il y a beaucoup de futures mamans qui ne tripent pas. Je comprends que ça ne doit pas être facile de ne plus être seul maître à bord de son corps. Comme si c’était pas assez, les hormones se mettent de la partie! Enwèye en haut, enwèye en bas… pis on recommence! Vous êtes toutes croches pis vous vous comprenez plus. Ça aussi, je peux comprendre.
 

Crédit : Giphy

Arrive le mini! Joie, bonheur, allégresse! Toute votre vie change, que dis-je, l’univers entier se transforme et est désormais concentré dans ce p’tit bout d’humain qui gazouille joyeusement entre vos bras! Et là, le vrai travail de votre vie commence : amenez votre bambin à devenir une personne autonome. Le risque : oublier que vous existez aussi…

Plus le temps de penser à soi, et la vie se met à passer trop vite durant le congé de maternité. Arrive le jour fatidique du retour au travail. Vous vous regardez dans le miroir après un an sans avoir pris le temps de le faire et BAM! Ça vous saute aux yeux : où est la femme? Pas la maman là, la femme!

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C’est si facile de s’oublier, si facile de faire passer vos enfants, votre amoureux avant vous-même. Ça doit être ça, un cœur de mère. Reste qu’au final, vous vous retrouvez bien souvent seule à contempler le résultat de votre don de soi. Un triste constat à vos yeux, bien souvent.

Sachez que j’ai rarement vu une plus belle femme que celle qui regarde son enfant. Votre corps a créé un être humain, votre cœur lui a tout donné avant même son premier souffle. Vous rendez-vous seulement compte de la grandeur du don de soi que ça prend?

Ne vous jugez pas trop sévèrement. La femme est là en vous, vous saurez la retrouver. Donnez-vous du temps. Donnez-vous la chance d’apprivoiser cette nouvelle étape de votre vie de femme. Je vous souhaite, pendant cette période de transition, une amie, une oreille attentive qui saura vous écouter. Pas une bouche, juste une grande oreille.

 

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