Mes parents ont toujours été très présents dans ma vie. Dans les hauts, comme dans les bas. Une chose qu’ils m’ont apprise, c’est le sens de la famille. Bien que nous n’ayons jamais été le modèle de famille parfaite, cette famille qui est la nôtre est plus soudée que jamais. Les années qui passent, la maladie qui s’est imposée au sein de notre bonheur, l’arrivée de mon mini… tout ça a largement contribué à fortifier nos liens.

Mes parents ont toujours fait tout en grand. Ils ont toujours mis beaucoup d’efforts pour créer et maintenir des traditions dans le quatuor que nous formons, avec ma sœur.  
Et de ces traditions, j’en garde de merveilleux souvenirs. Les pancartes et bonshommes gonflables géants à nos anniversaires devant la maison. Les mini sapins de Noël dans nos chambres respectives. Les soirées du 31 décembre avec les Bye Bye et nos bouchées chinoises à minuit. Traditions que nous continuons toujours, soit dit en passant. La maison est décorée de haut en bas à chaque occasion. Les soirées familiales devant des films ou encore, nos rondes d’Halloween.

Et c’est sûrement grâce à toutes ses merveilleuses choses que j’ai toujours idéalisé les valeurs de la famille. J’ai toujours rêvé de ces grandes réunions de famille pour les occasions spéciales, les anniversaires, les BBQ en été. Si j’ai pu avoir une idée de ce genre de famille durant quelques années, la perte d’un être cher en 2007 a tout fait basculer.

Et bien que nous ayons une grande famille, autant du côté de ma mère que du côté de mon père, nous avons, au courant des dernières années, coupé les ponts avec beaucoup d’oncles, tantes, cousins et cousines. Par choix. Parce que nos valeurs familiales ne sont pas respectées. Parce que les conflits, le manque de respect, les coups bas viennent de partout, nous avons choisi, ensemble, de rester une famille de quatre (conjoint et enfant s’étant ajouté depuis). Mon fils ne connaît pas, et ne connaîtra jamais ces réveillons de Noël à cinquante personnes entassées dans un sous-sol, jusqu’au petit matin.  Ces pique-niques, la musique dans le tapis, par une belle journée d’été.
 
C’est pour ça qu’aujourd’hui, je tiens mordicus à continuer ces traditions que mes parents ont créées, avec mon fils. Et j’inclus mes parents le plus que je peux dans chacune d’elles. Je veux que mon fils grandisse avec des souvenirs aussi beaux que les miens. Et si j’ai très longtemps profondément jalousé mes nombreux amis qui, eux, ont la chance de pouvoir vivre les fêtes et évènements avec leurs grandes familles, aujourd’hui je suis en paix avec ça. Je n’ai pas besoin d’une grande famille pour faire vivre les plus beaux moments possibles à mon garçon.

Notre petit clan lui donne tout l’amour, la joie et le plaisir du monde. Et puis, il y a aussi cette famille que nous avons la chance de pouvoir choisir : Les amis. Eux aussi contribuent, à leur façon, à nos traditions et permettent d’ajouter encore plus de beau à nos moments et nos souvenirs.
 
Comme le chantait Rémi, dans mon jeune temps, « Ma famille à moi, c’est celle que j’ai choisie. »
 
J’ai choisi la mienne. 

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