L'enfant plein de petits bobos... C'est le mien!

Crédit photo: Chepko Danil Vitalevich/Shutterstock L'enfant plein de petits bobos... C'est le mien!

T’sais le toddler avec le front multicolore de ptits bleus tous à des stades de guérisons différents… Ben c’est le mien! Ses éducatrices l’ont même surnommé affectueusement « bébé poque ». Mon gars, c’est celui qui court sans regarder devant alors que c’est encore le moins stable sur ses pattes. C’est celui qui tourne parce que c’est drôle, mais qui trouve ça moins l’fun quand il rencontre le plancher en face à face. C’est aussi celui qui, la première journée qu’il a été dans la cour des grands à la garderie, était dans les gros modules avec les 4 ans. Pas avec les amis de son âge dans le bac à sable (quoiqu’à voir le contenu de sa couche le soir, il a sûrement dû le visiter à un moment de la journée), ben non! Dans les escaliers, les glissades, les ponts, toute la patente.
 
J’avoue qu’en tant que « mama bear », j’ai tendance à imaginer tous les scénarios catastrophes qui pourraient se produire quand mon fils décide de tester les lois de la gravité. La plupart du temps, c’est la gravité qui gagne. Elle essaie tant bien que mal de lui faire tirer des leçons de ses expériences, mais il semblerait que mon garçon préfère avoir un bon échantillonnage pour se faire sa propre idée. Après avoir consolé sa peine et tenté d’apaiser son bobo, il est aussitôt retourné en affronter la cause.
 
Au début, j’essayais de tasser du chemin tout ce qui pouvait le blesser ou lui donner des idées d’aventures pas trop recommandables. Il faut croire que je ne vois plus la vie comme un enfant parce que même là, il réussissait à trouver des moyens pour tomber, se cogner, rester coincé, se cogner parce qu’il est tombé, se cogner en tombant parce qu’il essayait de se décoincer… Ses scénarios étaient plus créatifs que les miens!
 
Un jour, j'ai lâché prise. Pas dans le sens où je m’en fous! Je prends simplement conscience que je ne peux pas le protéger de tout. Que ces expériences lui apprennent nécessairement quelque chose. Si c’est de ne pas courir sans regarder où on va, tant mieux. Si c’est que papa et maman seront toujours là pour le consoler, c’est aussi bien. Si on ne laisse rien ne lui arriver, il ne lui arrivera jamais rien… Bon ou mauvais (merci pour cette leçon Georges, sage tortue dans Trouver Nemo).
 
Alors, je laisse mon fils se péter la gueule. Attention, ça ne veut pas dire le laisser faire ce qu’il veut! Ça veut dire que dans la mesure où c’est du jeu ou de l’inattention, il subira les conséquences. Je ne le laisserai pas se mettre debout sur une chaise pour qu’il tombe et comprenne. Chez nous, les chaises sont faites pour s’asseoir. Point. 

Crédit : Giphy
 

L’important, c’est d’être toujours prêt.e. pour consoler, rassurer, bécoter, bercer, discuter et expliquer. C’est juste d’être là s’il en a besoin. Peu importe les choix qu’il aura faits : monter dans le gros module, ou jouer dans le bac à sable. 

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

PLUS DE NOUVELLES