Il y a maintenant quelques mois, j’ai décidé de terminer la relation amoureuse qui rythmait ma vie depuis les neuf dernières années. Le couple avec l’homme que j’ai choisi pour être le père de mes enfants, il était arrivé au bout de son souffle. C’est la décision la plus difficile que j’ai eu à prendre de ma vie.
 
Malgré mon rêve de famille idéale qui s’est brisé, je sens que je suis une meilleure maman. La garde partagée, voir mes enfants sur un horaire à temps partiel, ça me déchire constamment. Mon cœur se tord à chaque période de cinq jours que je passe sans eux. Pourtant, quand je les retrouve, rien ne compte plus que nos fous rires et nos câlins.
 

 Chacun sa couleur de popsicle!
Crédit : Cynthia Chartier

 

Je suis une meilleure maman parce que mon moment présent, je l’apprécie et je le savoure. Parce que je sais ce que ça me fait dans les tripes quand je suis loin d’eux, les crises du bacon prennent à mes yeux une signification plus légère.
 
Parce que maintenant je ne vois que la moitié des routines du dodo, ça m’agace beaucoup moins lorsqu’elles durent une heure et qu’il n’y a jamais assez de bisous. En fait, le dodo est presque toujours plus facile qu’avant. Je suis plus zen et je crois bien qu’ils le sentent.

Jamais trop de doux
Crédit : Cynthia Chartier

 
Je me sens une meilleure maman parce que même si les prochains mois seront remplis d’inconnu et que les adaptations seront nombreuses, je me sens quand même plus posée. Je dois nous trouver une nouvelle maison, me trouver un nouvel emploi et m’assurer que mes garçons vivront tout ça dans le plus de douceur possible.
 
C’est un peu comme si je découvrais un nouveau pan de ce que ça veut dire, pour moi, être une maman. Je voudrais que dans chacun de mes choix, chacun de mes gestes, mes enfants apprennent à se sentir bien avec qui ils sont. J’espère qu’un jour, ils sauront l’importance de choisir leur propre chemin, celui qui résonne en eux. Et qu’ils auront la force de sauter dans le vide même si la peur les tenaille. Je leur tendrai toujours la main quand ils en auront besoin. Toujours. Il n’y pas de temps partiel dans mon cœur de mère.

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