Dans un premier texte, je vous parlais des jours difficiles que j'ai vécu suite à mon accouchement. Je trouvais important de parler des événements qui ont suivi cette période de ma vie, c'est pourquoi je poursuivrai mon récit ici. À noter que le texte qui suit se déroule en février et mars 2015.

Suis-je encore en dépression post-partum? Cette question me revient souvent en tête. C’est censé être temporaire, non? C’est comme si je me disais que, du jour au lendemain, on devenait ex-dépressive.

Avec le beau temps qui revient, je sors de mon cocon et je mets le nez dehors avec le bébé. À ce stade-ci encore, ce n’est pas ma fille, c’est un simple bébé. Le détenteur de ce bébé finira bien par revenir le chercher. Voici encore LE signe le plus flagrant que ma dépression post-partum est encore là.

Je décide tout de même de me botter les fesses et je sors avec ma poussette affronter le « beau temps » de cette fin-février. Le ciel bleu, l’air frais, le vent, la neige qui fond, tout me réconforte au point que même ma respiration est plus facile. Nous revenons souvent à la maison tous sourire jusqu’à la prochaine crise existentielle.

J’apprivoise donc ce petit être. Je commence à comprendre ses mimiques, ses cris, ses plaintes et ses besoins. Mais le lien n’est pas encore là. Mais où peut-il bien se cacher? Qu’est-ce qui cloche chez moi? Les mots qui tournent dans ma tête? Mauvaise mère… Qui mérite une mère comme moi?

Il est certain que je ne suis pas en état de crise comme il y a quelques semaines, mais il manque certainement une pièce du puzzle! À qui la faute? Moi ou Elle? Je suis entourée d’amies plus que géniales qui m’aident à voir le positif. Je m’inscris à plusieurs cours maman et bébé pour rencontrer d’autres superbes mamans. J’organise des sorties avec des mamans d’un forum pour sortir de ma maison.

À bien y penser, tout pour ne pas être seule avec Elle! Mais qu’est-ce qui cloche chez moi? Help please!

Je pleure moins, je souris plus, de jour en jour tout s'améliore. J’ai recommencé à manger presque normalement #VieDeMaman.  Et à ce moment, j’ose (avec beaucoup d’aide)! Je décide de partir à l’aventure SEULE avec le bébé de 8 semaines pour aller rejoindre ma mère qui se trouve à distance d’avion de moi, dans une part du monde où il fait tout le temps chaud. Le stress m’envahit véritablement, mais en même temps, être dix jours avec un adulte pour m’aider, m’encourager, m’écouter, why not?

Crédit : randomlies/Unsplash

Crédit : randomlies/Unsplash
 

Être anxieuse de nature a souvent comme répercussion d’être une organisatrice hors pair. Me voilà donc dix jours avant la date de départ à me faire des listes et des listes. À m’assurer qu’à destination tout sera parfait pour moi et Elle (à noter que l’ordre ici est volontaire…). À m’assurer que tout se déroulera comme prévu.   

Crédit : Julie Bastone
 

Je dois avouer que la chaleur, le soleil, m’a fait le plus grand bien. Mais il fallait penser à revenir, retourner dans la routine, retourner dans la maison où papa est au travail temps plein, voire plus.  Et l’angoisse est revenue au galop et les pleurs aussi. M’occuper de la Bête à temps plein, OMG!

Je n'y comprends plus rien, malheureusement... Encore cette phrase en tête : la maternité n'est pas censée être innée?

Dans la troisième partie, je vous expliquerai comment une légère altercation à l’aéroport de Toronto m’a transformée. C’est à partir de ce moment-là, selon moi, que je suis devenue une mère…

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