Il n'y a pas que le vomis qui peut rendre une grossesse difficile

Crédit photo: Pixels/Pixabay Il n'y a pas que le vomis qui peut rendre une grossesse difficile
Avant d’être enceinte, ma conception d’une grossesse difficile était les nausées et les vomissements incessants. J’ai dû me rendre à l’évidence que beaucoup d’autres situations peuvent rendre ces quarante semaines infernales.

Comme j’ai gagné à la loterie des bébés et que j’ai deux petites puces qui grandissent dans mon ventre, j’ai également le grand honneur de connaître les désagréments d’une bien trop grande production de relaxine. Cette hormone sécrétée par les ovaires, le tissu mammaire et le placenta a pour mission d’assouplir l’utérus, les ligaments pelviens et la symphyse pubienne. Je peux vous dire qu’elle fait bien sa job, limite trop.

Je ne passe pas mes journées à vomir, mais depuis ma 12e semaine, j’ai une diastase de la symphyse pubienne qui me pourrit la vie. Au travail, j’avais de la difficulté à rester assise, mais autant de misère à me lever ou à me déplacer. Le soir en arrivant, je me déposais dans mon lit et ne pouvais plus en sortir sans pleurer comme un enfant. Pleurer de cette douleur handicapante.

À cela se sont joints les désagréments des tunnels carpiens. Ma maman, qui souffre de ça depuis plusieurs années, m’expliquait qu’elle venait les mains tout engourdies, qu’elle ne les sentait plus, mais que c’était super douloureux. Je ne comprenais pas ce qu’elle m’expliquait, comment une main qu'on ne sent plus peut faire aussi mal.

J’ai compris.

Le syndrome a graduellement disparu, après m’avoir volé quelques dizaines de nuits, laissant tranquillement place à la douleur liée à mes os de poignets qui sont tous déplacés.
 

Pour en revenir à la symphyse, une amie m’avait conseillé de consulter un physiothérapeute. J’ai tenté le coup. Malgré un lendemain de traitement que je qualifie d’atroce, j’ai vu, au cours des jours qui ont suivi, une nette amélioration de mon état. J’ai malheureusement perdu à nouveau le contrôle de ma douleur le jour où j’ai voulu faire du yoga à 30 semaines de grossesse. Pire idée ever. J’ai pogné le serpent qui ramène à la case zéro dans serpent-échelle, genre. J’ai de la difficulté à me tourner dans mon lit, embarquer dans l’auto, mettre des bas, bobettes ou pantalons, etc. Tout ce qui nécessite un mouvement de jambe me fait crisper la face de douleur.
 
Crédit : Giphy

 

À 32 semaines de grossesse, je continue d’aller à mes rendez-vous de physiothérapie. Je sais toutefois que je ne retrouverai le total confort de ma fourche qu’une fois que j’aurai accouché.
Je focus toutefois sur le positif. Oui, j’ai mal comme si j’avais reçu un coup de masse sur l’os pubien. Mais je suis privilégiée de porter deux magnifiques petites filles qui semblent jusqu’à maintenant en parfaite santé. Je suis privilégiée, car malgré mon obésité qui constitue un important facteur de risque pour ces maladies, je ne souffre pas d’hypertension, de pré-éclampsie ou de diabète gestationnel.

Il me reste l’équivalent d’un calendrier de l’avent à attendre avant de rencontrer les petites! C’est une pensée bien encourageante.

Quel bobo de grossesse vous a le plus affectée?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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