Quand on réussit à faire de l'ex notre alliée

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En rencontrant mon amoureux, une autre femme est entrée dans ma vie : la mère de ses deux ados. Normalement, les ex, on préfère qu’elles ne soient pas trop présentes dans le décor, mais celle-là, rien à faire, elle y est pour rester.

Sans le vouloir, elle contrôlera notre horaire du week-end en inscrivant le plus vieux à un cours d’escrime le dimanche après-midi. Directement ou indirectement, elle influencera la manière dont on gère notre maisonnée par les règles qu’elle met en application chez elle. Et elle communiquera de façon régulière avec notre amoureux. Bref, qu’on le veuille ou non, cette ex-là, elle sera toujours dans notre vie commune.

C’est peut-être parce que je suis moi-même une enfant du divorce, mais je me suis toujours fait un point d’honneur pour que ça se passe bien entre elle et moi. D’abord, parce que je trouve que c’est déjà assez de job comme ça, gérer deux ados à temps partiel, alors je me demande bien pourquoi j’y ajouterais un conflit énergivore avec leur mère, qui plus est risquerait de miner les relations dans notre famille en développement. Et puis j’ajoute que si leur maman m’aime bien, ça aide aussi dans les situations où j’ai le rôle de la méchante belle-mère

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La Maman des deux grands sait que je suis une alliée et que j’ai à cœur autant qu’elle de faire de ses enfants, des adultes épanouis et responsables. Elle le voit que je me préoccupe d’eux comme elle le ferait, que je m’assure que les devoirs soient faits, que je les soigne quand ils sont malades et que je leur prépare des repas équilibrés. Bref, elle sait que je suis présente et impliquée et qu'elle peut compter sur moi.

Personnellement ce que je trouve le plus important dans notre nouvelle famille, c’est le bien des enfants. Je n’ai pas envie qu’ils se retrouvent au cœur de conflit d’adultes et qu’ils doivent choisir un camp entre celui de Papa et celui de Maman. Déjà, ils doivent constamment s’adapter entre les deux maisons (et si on y pense bien, c’est déjà immense comme contrat quand on a 12 ou 13 ans), autant tenter de leur offrir un climat de vie le plus serein possible.

C’est certain que ce n’est pas toujours facile ; il ne faut pas non plus jouer à l’autruche. Il m’arrive de ronchonner parce qu’on m’impose dans l’horaire un rendez-vous et que, justement, je n’ai pas vraiment mon mot à dire. Par contre, alors qu’on avait à gérer une situation un peu délicate elle et moi, elle m’a fait le plus beau des compliments en me disant que j’étais en quelque sorte la maman de cœur de ses enfants une semaine sur deux. J’ai compris à ce moment-là qu’elle et moi, on formait maintenant une équipe et que notre relation cordiale était pour elle aussi rassurante.

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