​Lorsque j’ai choisi d’aider plutôt que de juger

Crédit photo: Eddie Kopp/Unsplash ​Lorsque j’ai choisi d’aider plutôt que de juger

Un froid matin de janvier, j’avais un rendez-vous à la clinique pour mon bébé. J’étais de bonne humeur dans ma bulle de maman avec mon café. Je pense que c’est le fait d’avoir trouvé un stationnement devant la porte qui m’a rendue vraiment heureuse. Bref.
 
À peine sortie de l’ascenseur, mon attention est attirée vers un petit garçon qui crie et court dans tous les sens. Sa maman est derrière lui et lui répète les consignes à suivre. Le petit homme de 3 ou 4 ans ne coopère pas. Il a peut-être mal dormi, il est peut-être en réaction à un événement, ou il est simplement tannant ce matin-là. Je ne sais pas trop.
 
Je vais d’abord m’inscrire au comptoir pour signaler ma présence à mon rendez-vous et j’enlève le 10 kg de manteau que je porte. Je m’assois quelques minutes et j’observe la maman. Elle est calme, mais elle semble épuisée. Elle semble surtout mal à l’aise, car tout le monde de la salle d’attente observe silencieusement la scène que fait son enfant. Elle a une petite fille un peu plus âgée aussi qui lui demande avec insistance de lui lire son livre. Toutefois, son petit frère fait vraiment n’importe quoi. Il prend clairement plaisir à ce que sa maman lui court après.
 
J’avais ma bibitte à moi sous contrôle dans mon porte-bébé, alors je me suis lancée sans hésitation. Je suis allée vers la maman, je me suis assise à côté d’elle dans le corridor. J’ai simplement lancé avec le plus grand sourire du monde « Salut! Moi, c’est Kristel. Comment est-ce que je peux t’aider? » Elle m’a regardé vraiment surprise. Elle ne savait même pas quoi me répondre. Je lui propose d’abord de l’aider à calmer son fils, mais clairement il n’a pas plus d’intérêt pour moi que pour sa mère. Je lui propose donc d’aller m’asseoir avec sa fille pour lire son livre.

Fait cocasse, sa fille avait choisi un livre de yoga pour enfant. J’ai fait quelques contorsions avec sa fille pour la divertir et le plaisir a envahi la salle d’attente. Plutôt que des regards malveillants, les sourires et la bonne humeur apparaissaient sur le visage des gens. Finalement, j’ai sorti mon téléphone full-méga-power qui peut jouer un film pour enfant. George le curieux a calmé le petit garçon et toute la famille a pu s’asseoir tranquille sur les genoux de la maman.
 
Cette maman, je lui lève mon chapeau. Elle m’a mentionné qu’elle était reconnaissante, mais dans les faits, c’était elle la super maman. Il y a des matins comme ça, où rien ne va plus. Mon sourire, plutôt que du jugement, ça lui a changé sa journée. J'ai choisi de l'aider. #SolidaritéEntreMamans 

Et vous, avez-vous déjà aidé des mamans inconnues en détresse

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