La charge mentale, cette légende urbaine - Partie 3

La charge mentale, cette légende urbaine - Partie 3

​ATTENTION : Le texte qui suit donne des exemples qui mettent le fardeau de la charge mentale sur la femme puisque dans la majorité des cas, cette charge est supportée par cette dernière. Cela ne veut en rien dire que cette charge ne peut être vécue par l’homme.

Vous avez manqué les deux premières parties? Lisez-les ici!
Première partie — Ça vient d'où ça?
Deuxième partie — C'est quoi, concrètement?

Toujours penser à tout ce qu’il faut faire tout le temps, il y a des femmes qui aiment ça, puis c’est bien correct. Elles ne sentent pas que c’est une charge pour elles. Par contre, il se peut que d’autres trouvent ça trop lourd et veuillent partager la charge. Voici donc des solutions proposées :

1. RECONNAÎTRE...
Que la que la charge mentale existe et son ampleur sur la femme. Elle n’est pas inventée par des féministes frustrées pour diminuer l’homme, elle est associée depuis des décennies au sexe féminin. Sauf que maintenant, la société a évolué. La preuve, c’est qu’on laisse plus de place aux papas dans le nid familial. Il y a des hommes qui voulaient être plus impliqués dans la vie de leurs enfants, et ce, dès la naissance. Est-ce qu’on leur a dit que non, c’est la job de la femme de s’occuper des enfants, ou encore qu’ils se plaignaient la bouche pleine? Non. On les a écoutés et la société québécoise a pris les moyens nécessaires pour les impliquer davantage. C’est pour cette raison qu’ils ont maintenant un congé de paternité de 5 semaines et qu’on appelle maintenant le congé de maternité un congé parental, puisqu’il peut être divisé entre les deux parents.

2. COMMUNICATION
Se parler, mais surtout écouter ce que l’autre a à nous dire. Pour nous, c’est de ne pas l’amener comme un reproche, pour vous, c’est de ne pas le prendre comme un caprice de notre part. La charge mentale existe. Votre partenaire vous dit qu’elle n’en peut plus et qu’elle a besoin d’aide. La vôtre.

ELLE : « Chéri, j’aimerais ça que tu prennes en charge les rendez-vous médicaux sans que j’aie à te le rappeler. »

LUI : « Ok, je m’en occupe. Par contre, peux-tu me laisser le temps de le faire? »

ELLE : « Oui, sauf qu’il faut que ce soit fait dans un délai raisonnable pour que je n’aie plus à penser et qu’on ne soit pas en retard pour les vaccins. Genre une semaine, il me semble que c’est légitime? Tu en penses quoi ? »

LUI : « Oui, ça me va. »

ELLE : « Peux-tu me le dire une fois que c’est fait? Je pourrai l’indiquer dans mon calendrier moi aussi et on s’arrangera à savoir qui ira? »

Aucun reproche. Chacun verbalise son besoin et on trouve un terrain d’entente qui satisfait les deux partis.

3. INITIATIVE
Être capable de voir ce qu’il y a à faire et agir. C’est ce qui est aussi ressorti le plus souvent dans mon petit sondage. Les femmes sont tannées d’être votre rappel et de se faire reprocher : « Oui, mais tu ne me l’as pas rappelé, c’est pour ça que j’ai oublié. » Qui lui rappelle que ce doit être fait, à elle? Personne. Elle sait que c’est une chose à faire et elle le fait.

Dans votre travail, est-ce que votre patron est sans cesse en train de vous rappeler les tâches qu’il y a à faire ou en train de vous rappeler les échéances? Je ne crois pas. Vous avez trouvé un moyen qui fonctionne pour vous aider à voir les tâches à faire. Ce qui m’amène au point no4.

4. ORGANISATION
Qui fait quoi, quand et combien de temps pour s’acquitter de cette tâche? Je pense que cette question est propre à chaque couple. Il y a une suggestion qui a été proposée, qui est de s’asseoir ensemble afin de déterminer les tâches qu’il y a à faire (ça peut être à court, moyen, long terme) et ensuite, les diviser selon nos forces, nos faiblesses, mais aussi nos goûts.

Par exemple : Moi, j’haïs ça m’occuper des factures et du budget. Mon chum tripe raide à gosser avec le budget familial. C’est lui qui s’en occupe. De mon côté, j’aime ça faire le ménage de la maison, pourvu qu’il se ramasse parce que je n’ai pas envie d’avoir travaillé pour rien.

On s’est aussi téléchargé une appli (brillante idée de mon chum) qui permet de faire des listes d’épicerie. Le plus beau, mais surtout le plus pratique, c’est que la liste est synchronisée entre nos deux téléphones. Alors s’il manque de ketchup, on l’indique immédiatement, ça apparaît sur notre liste commune et ça évite de rappeler qu’il faut acheter du ketchup.

Un jour, ce sera tellement facile que vous démontrerez peut-être de l’initiative dans une tâche qui n’est pas nécessairement la vôtre, juste parce que vous y avez pensé! Là, vous saurez que la charge mentale repose équitablement sur vos deux têtes!

Chez vous, ça se passe comment la charge mentale?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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