J’aime ma maison. Vraiment beaucoup. Pas pour sa superficie, son décor ou quand elle est propre. Je l’aime parce que ma maison, c’est ma forteresse du bonheur.

La vie peut être stressante. Ce peut être au travail ou à l’école. Peu importe notre situation, ça nous arrive tous d’avoir une mauvaise journée. Mais quand nous vivons quelque chose de moins facile, ça peut devenir vraiment réconfortant de se dire « tiens bon, dans quelques heures, tu seras chez toi ». Et pis soudainement, un deuxième souffle apparaît et nous arrivons à passer au travers de la journée.

Mais pour que la forteresse du bonheur prenne son plein potentiel, il faut l’entretenir, la protéger. Et ça commence par un principe bien simple : s’assurer de laisser le négatif au pas de la porte. Ça ne veut pas dire de ne pas partager avec les siens les aléas d’une moins bonne journée. Ça veut dire de faire son possible pour laisser l’impatience, la colère, les tensions et les effets négatifs du stress dehors. Parce que veut, veut pas, c’est en laissant entrer ces mauvaises vibes que la forteresse du bonheur ne fait plus sa job.

Pendant un temps, ça n’allait pas bien pour ma fille à l’école. Et les profs, les amis, personne ne le voyait. Parce que ma fille retenait tout (comment, je sais tellement pas) et la minute où elle passait le pas de la porte, elle déposait son sac et elle éclatait en sanglots. J’ai compris qu’à la maison, elle se sentait en sécurité pour être qui elle est. Avec nous, elle évacuait la pression et la tension. Et une fois ça fait, ensemble on travaillait sur le reste : comment aller bien à l’école.

Le principe suivant est simple : s’aimer et se respecter. Dehors, ça peut être dur et même méchant. Alors dans la maison, on s’assure de s’aimer, de s’entraider, de se respecter. Parce que si on ne le fait pas dans la forteresse du bonheur, alors les refuges se feront rares.

J’ai deux enfants : ils s’aiment autant que souvent, ils se chicanent. Alors mon principe n’est pas à toute épreuve, mais je sais qu’il amène sa dose de patience, d’empathie et d’amour. C’est surtout quand c’est nécessaire que ça marche et c’est là que je trouve que ça fait une belle différence.

Ce concept de forteresse du bonheur, ça renforce l’esprit d’équipe que je ressens avec mon mari : ensemble, tout simplement. Ça nous amène à mettre de l’eau dans notre vin et à prendre soin de nous. Parce qu’il n’y a pas meilleur endroit pour le faire, que chez soi.  

Je sonne peut-être un peu space, mais je pense que le but de mon propos, ce n’est pas de dire qu’à la maison, il faut être heureux, tout le temps. C’est plutôt que j’ai essayé, avec mon chum, de créer un refuge pour notre famille. Un endroit où on sera aimé, où on peut être soi-même. Que nos enfants se sentent protégés et en sécurité lorsqu’ils sont avec nous. Qu’ils peuvent avoir confiance. Qu’ils n’aient pas peur lorsque papa et maman ont eu une mauvaise journée. Qu’ils n’aient pas à marcher sur des œufs. 

Que toujours, ils sentent qu’il n’y a rien de mieux, que de rentrer à la maison... 

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