Le « slow sex », vous connaissez?

Le « slow sex », vous connaissez?
La vie d'aujourd'hui se déroule à une vitesse fulgurante. Nous ne prenons pas toujours le temps d'habiter le moment présent. De vraiment s'arrêter. De vraiment être en symbiose avec ce que nous ressentons. 

Alors, qu’en est-il de notre sexualité? Sommes-nous vraiment épanoui.e.s dans cette sphère de notre vie? Sommes-nous satisfait.e.s des aspects qui la composent? Sommes-nous trop « pressés » dans notre vie et dans notre lit?

Plusieurs expert.e.s considèrent qu'il faut parfois céder la place à la lenteur. D'ailleurs, c'est ce que pense la sexothérapeute américaine Diana Richardson. Cette dernière explique que ralentir nous permet de découvrir de nouvelles sensations, tout en restant connectés à nos émotions. Dans le fond, c'est comme permettre à son corps de s'exprimer à chacune des étapes de la relation sexuelle. Ici, nous ne cherchons pas seulement l'orgasme, mais toutes les petites nuances qui viennent avant, pendant et après. Le slow sex, c'est faire l'amour en pleine conscience. Selon Richardson, c’est « une conception de la sexualité à l'opposé de notre culture dominante, qui associe le désir et le plaisir qu'à la pulsion et à l'excitation. » 

Le slow sex permet donc à nos sens d'être au centre de l'acte sexuel et de faire place à nos émotions, au lieu d'être axé sur la performance, surtout chez l'homme. En effet, le sensate focus est une méthode d'exploration lente et consciente du corps qui peut permettre de traiter les problèmes d'éjaculation précoce ou qui peut préserver le désir dans les relations qui durent longtemps. Pour y arriver, il faut  « changer de temporalité », indique Pilar Lopez, thérapeute et sophrologue. Nous ne devons plus percevoir le temps comme étant rentable. Nous ne devons plus percevoir l'orgasme comme le but ultime. Il faut s'attarder au plaisir. Il faut être plus conscient.e de l'autre, de son côté singulier (autant physique qu'émotionnel). Le rapport est plus égal alors qu'il permet de donner et de recevoir.

Mais ce qu’il y a de plus beau à mon avis dans cette pratique, c'est que ralentir nous permet aussi de porter un regard différent sur nous-mêmes. Surtout si nous trimballons des complexes. T’sais, s'abandonner pleinement et ressentir... juste ressentir du plaisir. 

Et devinez quoi? L'environnement sensoriel occupe un rôle important. Le slow sex demande donc un peu plus de préparation qu’un rapport sexuel classique. Créez une belle ambiance. Osez le massage, les caresses. Parlez-vous. Regardez-vous. Explorez les zones érogènes. Faites l'amour avec tous vos sens. 
Là, je vous entends penser à voix haute... Intégrer le slow sexe à votre vie, ça ne veut pas dire de laisser tomber les fameuses « petites vites ». Y'a moyen de diversifier, non?!

Alors, pratiquez-vous le slow sex? Avez-vous envie de l'essayer? 

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