Nos joyeux temps des Fêtes... à l’hôpital

Crédit photo: emz993/Pixabay Nos joyeux temps des Fêtes... à l’hôpital

2016
Ma petite pressée est née à la mi-décembre à 33 semaines. Notre premier Noël avec elle s’est donc passé à l’unité néonatale avec son lot d’émotions contradictoires, mon coeur chavirant entre les bonheurs et les inquiétudes. Pendant que famille et amis festoyaient, nous étions éblouis par les lumières des moniteurs et de la lampe de photothérapie, nous dansions au rythme des alarmes incessantes et chantions des berceuses réconfortantes plutôt que des rigodons. Malgré tout, les          « matantes » de l’unité nous égayaient par leur humeur joyeuse, leurs vêtements colorés et leurs petites attentions. Le bonheur se trouve dans les petites choses.

Le 31 décembre, après les souhaits pour la nouvelle année, le mari et moi nous affirmons avec joie que l’an prochain, nous fêterons avec notre famille dans notre nouvelle maison. Oh doux espoir!  

2017
24 décembre, tout le monde est invité à venir réveillonner à la maison. Nous avons bien l’intention de fêter dignement cette année!

11 h 30 le 24 décembre, mademoiselle se réveille bouillante de sa sieste. Vite à la clinique! Résultat : une otite et 10 jours d’antibiotiques. Est-ce que je vous ai dit que mon filleul est atteint de la fibrose kystique? Aucun risque à prendre. Ma soeur et sa famille ne doivent absolument pas être contaminés. Heureusement, papi est là et mademoiselle peut ouvrir quelques cadeaux malgré ses yeux vitreux et la fièvre qui la harasse. Pas très joyeux!

Crédit : Giphy

Le 31 décembre, le cipaille est prêt, nous sommes sur notre 31 et prêts à accueillir nos invités. Mais oh malheur, mademoiselle se réveille encore brûlante de sa sieste. Appel à info-santé; retour à l’urgence, car mademoiselle n’est pas sensée faire de la fièvre sous antibiotique. Bye bye visite, nous quittons (encore!) pour l’urgence.


Crédit : Giphy.

À minuit, après plusieurs tests et prises de sang, assis sur des chaises inconfortables de la salle d’attente, mademoiselle roupillant dans mon cou le bras raide à cause du cathéter qui l’immobilise, le mari et moi nous souhaitons la bonne année. Encore à l’hôpital, le réveillon sera pour l’an prochain. Espérons!     

2018
Cette année, nous n’organisons rien, absolument arien. Laissons-nous porter par la vague. Au moins, si nous sommes attaqués cette année, la visite ne se frappera pas à une porte barrée.

Misère, au lieu de la visite, c’est la gastro qui a cogné à notre porte cette année. Toute la famille y est passée. Yeah! Le coeur au bord des lèvres, nous nous disons : « on se reprendra le 31! » 

Mais c’était sans compter un vilain virus respiratoire qui a forcé mademoiselle a passer 4 jours sous oxygène à l’hôpital en plus d’une laryngite et d’une pneumonie. Oulala pas tout à fait les cadeaux auxquels nous nous attentions. 

Le 31 décembre, trop épuisés par notre séjour hospitalier, nous barrons la porte, gardons nos microbes pour nous et nous couchons tôt. Vive FaceTime pour voir un peu la famille! On fêtera l’an prochain! Ou pas. Qui sait?

Bien que nous songions sérieusement à fêter Noël le 25 juillet désormais, ces temps des Fêtes nous ont tout de même ramenés à l’essentiel : notre vie n’est pas en danger, nous arrivons encore à rire de nos petites mésaventures et surtout nous avons la chance d’être ensemble. Au bout du compte, n’est-ce pas ça, le réel esprit des Fêtes? 

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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