Le droit à l’avortement: oui, mais non

Crédit photo: Unsplash Le droit à l’avortement: oui, mais non

Alors que la majorité des Québécois et Québécoises crient scandale face au débat sur le droit à l’avortement de nos voisines du sud, voilà que cette question refait sournoisement son apparition chez nous. À quelques mois des élections fédérales, le chef du parti « populaire » Maxime Bernier annonce la réouverture du dossier concernant l’interruption volontaire de grossesse au-delà de 24 semaines de gestation.

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Certains considèrent cette condition comme étant raisonnable alors que le débat ne s’en tient pas qu’à ça. Le problème dans cette situation, c’est d’enlever aux femmes le droit de gérer leur propre corps, et ce, peu importe l’étape de la grossesse. Comme si un avortement ne pouvait relever que des trois facteurs énumérés par ces chers élus : si la santé de la mère est compromise par la grossesse ; si la grossesse est le fruit d’un viol ; ou si le foetus est atteint d’une malformation létale.(Source : Le Devoir)

Je n'ai même pas à donner d'autres exemples de pourquoi une femme choisirait de se faire avorter, parce que ces raisons nous appartiennent, qu'elles soient valides à vos yeux ou non. 

 

Je ne suis pas sexiste, mais...

"Sans vouloir condamner les femmes qui y ont recours, M. St-Onge pense que l’avortement « est le fruit d’une décision de quelqu’un qui n’a pas la pleine mesure de ce qui est en train de se passer à l’intérieur. Parce que si elle l’avait, elle ne prendrait pas la même décision."

(Source : Le Devoir)

 

Voyons criss! Pourquoi le gouvernement se sent-il autant obligé de gérer notre utérus? Certes, la majorité des décisions sont prises par des hommes blancs fort privilégiés, mais deux femmes appuient également cette remise en question du droit à l'avortement des Canadiennes. Je suis de cette génération qui n'a jamais eu à craindre de devoir se faire avorter clandestinement au détriment de sa santé comme bien d'autres femmes à travers la planète. JAMAIS je n'aurais pensé que ce débat puisse être relancé, chez nous, dans une société éduquée que je croyais, à tort, progressiste. 

Je suis découragée et inquiète pour mes filles qui évoluent dans un monde qui cherche davantage à contrôler les femmes, que ce soit en leur dictant comme s'habiller, quoi mettre ou ne pas mettre sur leur tête et à quel moment elles devront enfanter. C'est complètement absurde de penser que la troisième vague de féministes n'a pas sa place parce que le combat des femmes est déjà gagné. 

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Tant et aussi longtemps qu'il y aura des gens de droite qui se concentreront sur des enjeux comme ceux énumérés plus haut alors que la planète que nous tenons pour acquise est en train de s'autodétruire. Bien que les chances d'élection du parti populaire soient très minces, il ne demeure pas moins inquiétant que des personnes d'influences propagent des petites graines misogynes un peu partout dans notre magnifique pays.

Nous rions jaune de Trump et de ses adeptes, mais nous ne rirons pas trop en novembre prochain si nous n'allons pas tous et toutes aux urnes pour revendiquer nos droits si durement gagnés. 

 

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