Je suis une mère qui aime travailler

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Ça y’est. Mon congé de maternité se termine cette semaine. Mon dernier congé de maternité et probablement la dernière grande pause avant ma retraite (ouch). Ce fut un long congé de maternité et comme mon bébé a commencé la garderie progressivement cet automne, je me sens plus que prête à retourner au boulot.

 

Des types de mères, il y en a des millions. Il y a celles qui préfèrent rester à la maison avec leurs enfants, d’autres qui aimeraient ça, mais qui doivent travailler. Et il y a celles qui aiment vraiment travailler. Je suis une de celles-là. Je ne dirai pas avec un ton condescendant que « je ne pourrais tellement pas rester à la maison, moi ». Non. Chacune sa vie, chacune ses choix.

 

L’affaire, c’est que je suis une personne qui a de la grosse facilité à se sentir coupable de tout, tout le temps. Et ça ne s’est nettement pas amélioré en ayant des enfants. Et pour moi, c’est la partie la plus difficile du retour au travail. La fameuse culpabilité de la mère qui travaille. Parce que oui, encore en 2019, ça existe. On parle peu (jamais) de ce phénomène chez les papas. Étrange, non?

 

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Je me souviens de mon retour au travail après mon premier congé. Je berçais mon bébé dans le noir en calculant le nombre d’heures que j’avais passées avec lui dans la semaine vs le nombre d’heures qu’il avait passé avec ses éducatrices. Je me disais qu’ils les aimeraient plus que moi. Je me disais que je ne saurais plus reconnaître ses émotions. Qu’il ne me choisirait plus. Allô la culpabilité. La réalité, c’est que mon garçon adore aller à la garderie. Et il adore être à la maison. Point. Pas plus de drame que ça. 

 

Et j’aime vraiment, mais vraiment ça travailler. Ça ne fait pas de moi une mauvaise mère. Au contraire, je crois sincèrement que nos enfants, ces petites éponges, sont davantage épanouis lorsque leurs parents le sont eux aussi. Et j’aime vraiment, mais vraiment mes enfants. Et ça ne fait pas non plus de moi une mauvaise employée. D’accord, je ne passe pas autant de temps avec eux que ce que je voudrais réellement, mais mon travail ne se fait pas à temps partiel. Et je dois faire du transport puisque j’ai fait le choix d’habiter dans une banlieue éloignée. Mais ils passeront des beaux moments avec leur papa. Et je me dis que l’important, c’est de faire en sorte que le temps que nous passons ensemble en soit un de qualité. 

 

Mais aussi, je me donne le droit de donner mon 100% au travail. D’être ambitieuse et de vouloir une carrière.  Et je me donne aussi le droit de donner 100% à ma famille. Ce qui veut dire que je vais parfois devoir prendre congé pour des rendez-vous ou travailler de la maison lors d’une gastro. Parce que la conciliation travail-famille, c’est difficile et épuisant. C’est un stress énorme et oui, ce sont les mamans qui en absorbent la majorité. Mais si je veux que ça fonctionne dans ma tête et dans mon coeur, je dois laisser tomber la culpabilité et faire mon gros gros possible. 

 

Et je vous ne cacherai pas que parfois, je pleure dans les toilettes au travail parce que je m’ennuie. Mais aussi, parfois, je bois mon café chaud tranquille dans le train vers le boulot en silence. Le rêve, quoi. 

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