Ma fin (brutale) d’allaitement

Crédit photo: Jan Kopřiva on Unsplash

Il y a quelques jours, ma fille m’a mordu violemment le sein, refusant de le lâcher, avant de le libérer en hurlant, me signifiant ainsi la fin de notre période d’allaitement. Le lendemain, j’ai essayé de la remettre au sein, croyant à une réaction liée à la fatigue de fin de semaine. En vain. C’était terminé. Fini.

Ce soir-là, nous avons pleuré toutes les deux. De douleur (ça fait maaaaaal!), de frustration et de tristesse. Et en la couchant, je me suis sentie démunie, vide, les seins et le cœur lourds.

J’ai essayé d’analyser mes sentiments ainsi que les vagues d’émotion et de tristesse qui m’ont submergé toute la fin de semaine. Je me suis sentie rejetée par ma fille, inutile. Et, surtout, je me répétais sans cesse : « C’était la dernière fois et je ne le savais pas. Je m’en rappelle à peine. Je n’allaiterai peut-être plus jamais. » C’est drôle, j’avais imaginé ma fin d’allaitement : nous réduisions les tétées à deux par jour, puis nous diminuions encore doucement, pour arrêter sereinement quand nous (je) l’aurions décidé. Et surtout, quand je serais prête. Là, je ne l’étais pas. Elle, oui.

Je sais bien que je peux être fière du chemin parcouru et d’avoir allaité 11 mois. Je sais bien qu’il y a tout un tas de premières fois qui viendront atténuer un peu l’impact de cette douloureuse dernière fois. N’empêche : ma fille a pris seule sa première décision de petite fille et m’a fait comprendre qu’elle était assez grande pour se passer de mon sein.

Je sais qu’elle dépend encore totalement de moi, mais je ne suis pas vraiment rationnelle par rapport à cela : je me sens inutile, il y a un manque dans notre routine du soir (pour moi parce qu'elle le vit très bien). Bref, je dois faire mon petit deuil de tout cela.

 

Nos enfants grandissent vite, souvent trop vite, et avec eux… ils nous obligent à grandir aussi.

 

Comment avez-vous vécu votre fin d’allaitement ?

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