Très bientôt, François Legault nous partagera les décisions prises par notre gouvernement quant à l'ouverture des écoles. Il se pourrait qu'elles ouvrent en mai. Et en attendant, beaucoup de parents se questionnent.

Les parents auront le choix

« On va s’assurer dans ce plan que les parents qui, pour toutes sortes de raisons, ne veulent pas envoyer leur enfant à l’école ne seront pas obligés de les envoyer à l’école. […] Puis on va prendre des mesures pour que ces enfants-là soient capables de faire le rattrapage nécessaire lors de la rentrée en septembre », a dit très récemment notre premier ministre. 

Je me pose donc la question : dois-je laisser mon enfant aller à l'école? Parents et enfants en santé sont-ils voués à attraper la COVID-19 après plus d'un mois de confinement pour créer une immunité naturelle? Et surtout est-ce efficace?

C'est quoi le plan?

François Legault explique que la réouverture se fera graduellement en commençant par les régions « où la situation est très stable ». Le but est d'immuniser une partie de la population, contrôler la propagation du virus, étant donné que l'attente d'un vaccin est bien trop longue.

Si l'annonce est faite lundi prochain, les écoles pourront commencer à rouvrir dès le 11 mai. Serons-nous prêts dans moins de trois semaines avec un plan d'action fiable?   

Les membres de la Commission scolaire des Patriotes expliquent que ce serait « travailler dans le vide » que de préparer un retour en classe sans avoir de scénario clair en main. Va-t-il y avoir une école à double vitesse : ceux qui reprennent en mai et ceux qui reprennent en septembre? Comment s'assurer que tout le monde est à jour? J'ai peur pour les enfants en difficultés scolaires. 

Les parents sont inquiets! 

Horacio Arruda assure qu'« heureusement, les complications chez les enfants sont excessivement rares ». Mais qu'arrive-t-il si mon enfant fait partie des rares cas? Comment pourrais-je accepter de prendre ce risque pour mon enfant, la personne la plus importante de ma vie?

Horacio ajoute « Si on ouvre les écoles, ça va se faire avec des façons de travailler très différentes. On ne sera pas comme l’école d’avant. La distanciation sociale va devoir être respectée ». Comment fait-on pour faire respecter la distanciation dans les écoles avec des enfants en bas âge? 

Levon Abrahamyan, professeur de virologie à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal est clair : « Je crois que la situation épidémiologique actuelle, surtout au Québec, ne nous donne pas assez de confiance pour faire des bonnes prévisions sur ce qui se passera ». C'est là que j'ai des doutes. J'ai bien compris le principe d'immunité naturelle et dans le principe, je suis bien sûr pour. Mais aux vues du manque de recul, d'informations et de directives claires, j'ai l'impression que les enfants, parents et professeurs vont faire l'objet d'essais et d'erreurs, comme des rats de laboratoire et ça me rend anxieuse.

Nous n'avons pas d'autre choix que de lâcher prise, faire confiance et attendre. Cependant, choisir si mon enfant ira ou non à l'école en mai est une grande source de stress et je pense ne pas être le seul parent à vivre aussi mal la situation. 

 

 

 

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