Cette fameuse question, tous les futurs parents l'ont entendue: « Pis, comment vous allez l’appeler? » Naïvement, je pensais que ce serait une décision rapide, facile et agréable à prendre. Disons que l’expérience réelle était, au final, pas mal moins évidente que dans les Sims…

Je ne fais pas partie de ces personnes qui ont toujours su le nom de leur(s) futur(s) enfant(s). Depuis que je suis ado, j’ai souvent eu des coups de cœur passagers pour des prénoms, mais malheureusement, la majorité de ces noms avaient déjà trouvé preneurs chez des membres de la famille ou des amis lorsque mon tour est venu. Il était d'ailleurs hors de question pour moi de choisir un prénom déjà porté par un bout de chou de mon entourage.

Avec mon conjoint, la question du prénom s’est immiscée plutôt tardivement dans nos discussions parentales. Même une fois que nous avons su le sexe du bébé, nous n'avons abordé sérieusement cette question que quelques semaines plus tard. Alors que nos familles et nos amis y allaient de spéculations, de remarques et de théories un peu farfelues, nous évitions toujours le sujet entre nous. C’est comme si nous savions que ce serait une épreuve éreintante.

Puis, un problème classique s'est présenté lorsqu'on en a enfin discuté: monsieur n’aimait pas mes idées de prénoms et je n’aimais pas les siennes. Il se trouvait des raisons douteuses pour rejeter mes choix et je faisais pareil. Pendant ce temps, ma bedaine prenait des proportions démesurées et les semaines avançaient rapidement.

Quelques semaines avant la fin de ma grossesse, nous avions finalement choisi quatre prénoms potentiels. Nous les avons testés auprès de nos proches. Évidemment, ça n’a pas aidé du tout. Ils étaient soit trop polis pour donner leur vraie opinion, soit ils choisissaient tous un prénom préféré différent. (Heureusement, personne n’a remis en doute nos capacités parentales en entendant nos idées!). Aucun de nos choix ne ressortait du lot. J’ai même tenté de faire choisir le prénom par notre chat grâce à une méthode des plus scientifiques (*tousse tousse*), mais mon conjoint a décrété que son opinion n’était pas recevable…

Nous sommes finalement partis pour l’hôpital sans consensus. Lorsque notre puce s’est pointé le bout du nez dans la nuit, nous n’avions toujours pas décidé de son appellation. Ce n’est que le lendemain matin que nous avons finalement choisi son prénom; celui que nous avions ajouté à la liste à la dernière minute. Notre famille et nos amis n’en pouvaient plus du suspense, et nous non plus.

Aujourd’hui, je me dis qu’elle aurait pu très bien porter n’importe lequel de ces quatre finalistes. Le sort a seulement voulu que nous préférions ce prénom à ce moment précis. Nous nous sommes mis beaucoup de pression pour trouver le prénom parfait, et c’est normal. Nous voulions lui donner un nom qui nous représenterait comme parents, et comme famille, et qui la représenterait bien, elle aussi. Et nous avons parfaitement réussi.

Comment s'est passée cette décision pour vous?

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