#Maipoils et la magnifique confiance en soi de ma fille

Crédit photo: Pexels

Scène matinale. Je suis assise dehors avec ma fille de 3 ans pour profiter du soleil. Même s’il n’est que 8h du matin, il fait chaud. Enfin. Le soleil, ça me réchauffe le corps et le cœur aussi. J’ai toujours été sensible à sa présence. Dans un élan de bonheur et de tendresse, je regarde ma fille. « Je t’aime de tout mon cœur, ma puce. » C’est elle qui m’a demandé de l’appeler « ma puce ». Trop cute. « Moi aussi je t’aime de tout mon cœur, maman. Et tu sais qui d’autre que j’aime de tout mon cœur? Papa, mon p'tit frère, mes chats et moi. J’aime moi de tout mon cœur. »

Entendre ces mots, ça me fait encore plus plaisir que la sensation du soleil sur ma peau. Ma fille exprime régulièrement le fait qu’elle s’aime, qu’elle se trouve belle et grande et bonne. Elle a confiance en elle. Ça me donne l’impression que je réussis pas pire ma job de mère.

Crédit: Giphy

Ça me brise le cœur d’être consciente que cette belle confiance en soi que ma fille possède risque de ne pas être éternelle. Il y a des chances que celle-ci diminue en même temps que mon enfant perdra son innocence. Dans quelques années seulement, des poils commenceront à se faire plus présents sur son corps. Elle apprendra alors que la société ne trouve pas ça acceptable, des poils, sur une femme. Alors que je l’aurai encouragée pendant tant d’années à aimer son corps, elle se fera maintenant dire qu’il faut impérativement y faire un changement. Elle comprendra à travers les publicités, les exemples féminins, les personnalités connues, le discours des hommes et des femmes, qu’elle doit enlever la majorité de ses poils. En plus de tout ça, elle découvrira assurément que son frère n’a pas à faire ça.

Crédit: Alex Perron

Comme moi quand j’ai réalisé tout ça, elle ne comprendra probablement pas les raisons derrière cet ordre social. Elle ne les questionnera peut-être même pas. À ce moment, j’interviendrai. J’essaierai, contre tout ce  que la société exige à ce sujet, de faire naître des petites graines de réflexion en elle. Pourquoi? J’essaierai de lui donner la confiance de faire ses propres choix, pour elle et personne d’autre. J’essaierai de lui donner la liberté de choisir. Une liberté qui, avouons-le, a été enlevée aux femmes depuis plusieurs générations à coups de commentaires désagréables et de regards désapprobateurs, notamment.

Crédit: Katherine Hanlon/Unsplash

Cette réflexion, je l’ai faite grâce au mouvement #Maipoils. C’est la première année que je suis touchée aussi significativement par ce mouvement, probablement à cause de ma fille qui vieillit. Je veux tellement la voir garder cette force intérieure qu’elle a d’être elle-même.

Ainsi, en ce mois de mai, je porte fièrement mes poils. Je me dis que si personne ne le fait, ou même si seulement très peu de femmes le font, pratiquement tous les modèles féminins demeureront rasés de près et les femmes qui porteront des poils continueront à être qualifiées d'excentriques et marginales (alors qu'en réalité, nous avons toutes des poils).

Je vous laisse sur cette superbe vidéo d'Adeline Rapon qui explique si bien le mouvement #Maipoils et qui effleure l’origine de l’épilation chez la femme.

Pour en finir avec le diktat de l'épilation | Le Speech d’Adeline Rapon

Face au diktat de l'épilation, Adeline assume et affiche ses poils sur Instagram. Elle raconte comment se raser est devenu une "norme" imposée aux femmes et milite pour que cela devienne un choix 👇

Posted by Konbini news on Thursday, May 14, 2020

 

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Vous pouvez suivre le compte Instagram de Maipoils pour de la belle inspiration velue! 

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