Il y a quelques semaines, je vous ai partagé les étapes de la naissance de ma maison intergénérationnelle. Maintenant, je voulais aborder les avantages et inconvénients de ce type d’habitation.

 

Les avantages d’une maison intergénérationnelle

  • Partage des frais. Selon la distribution des parts de la maison, le partage des frais reliés à une habitation intergénérationnelle peut alléger grandement le budget: hypothèque, taxes, dépenses liées à l’entretien et aux rénovations, frais pour l’accès internet et le câble, etc.
  • Partage des tâches d’entretien. Être plusieurs adultes pour s’occuper d’un terrain, d’un gigantesque jardin, de déneiger l’hiver, etc. permet de diviser les tâches.
  • Proximité les uns des autres tout en étant séparés. Ma mère et ma sœur habitent de l’autre côté de la porte. Ce qui veut dire qu’elles sont à un « toc toc toc » d’une tasse de lait, d’un petit 30 minutes de repos parce qu’elles s’occupent de Minilove, d’une jasette pour décompresser, d’un partage de repas, d’un conseil en tout genre. Cette maison nous permet aussi d’être présentes pour les autres en cas de problème de santé. Puisque nous avons chacune notre maison complète, chacune garde son intimité et son jardin secret.
  • Présence pour Minilove. Je crois que c’est un privilège pour mon fils d’avoir une grand-maman et une tante aussi proches. Ça lui permettra probablement d’avoir un lien particulièrement unique avec elles. Pour ma mère et ma sœur, c’est la possibilité d’être aux premières loges de son développement et ses progrès. Ma sœur remarque que Minilove la rend particulièrement heureuse et lui permet de décompresser, de relativiser et d’être émerveillée.
  • Ma mère ajouterait qu’elle n’a jamais l’impression d’être seule, qu’elle apprécie pouvoir faire des activités avec nous et de ne pas avoir à planifier un souper ou une longue visite pour être en notre compagnie. On se fait des visites courtes, mais plus fréquentes.

 

Les inconvénients d’une maison intergénérationnelle

  • Proximité. Il peut être difficile d’établir les limites à respecter. Chez nous, on ne voyage pas d’un côté à l’autre sans avoir la « permission » : on cogne et on attend la réponse avant d’entrer. Je sais que pour ma mère, la proximité rend parfois plus difficile le fait de retenir certains commentaires face à nos décisions et interventions avec notre fils, mais elle respecte nos choix.
  • Dans notre situation, mon amoureux s’est fait embarquer dans le projet déjà en route. Il est arrivé dans ma vie pendant la construction et bien qu’il ait accepté de déménager chez nous et d’y fonder une famille, il n’est pas propriétaire de la maison.
  • Souplesse et lâcher-prise pour le partage des tâches reliées à la maison. Les exigences de l’une ne sont pas nécessairement celles des autres, il faut s’ajuster. C’est parfois difficile de bien nommer nos besoins et de faire en sorte qu’ils soient rencontrés/respectés.

Pour terminer, je dirais que la clé d’une bonne cohabitation dans une maison intergénérationnelle repose sur une communication ouverte. D’un côté comme de l’autre, nous essayons de nommer nos besoins et nos limites et de faire preuve de souplesse. Parce qu’au final, pour nous, les avantages sont nettement supérieurs aux désavantages.

Vivez-vous dans une maison intergénérationnelle? Considérez-vous ce projet?

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