Un enfant, ça grandit. Rendu à la pré-adolescence, les hormones font leur entrée dans le quotidien. Des formes apparaissent et certaines sont non désirées. Et avec tout ça, vient parfois le complexe.

Mon enfant a 11 ans. Un âge où on devrait, selon moi, n'avoir comme seul objectif que de se faire du fun; jouer, s’amuser sans penser à rien. Mon enfant, lui, ne pense qu’à son corps. Il se trouve gros, il n’aime pas son ventre. Il se compare avec les jeunes de son âge et trouve son ventre ingrat. Pourtant, il n’est pas obèse. Je ne considère même pas son ventre comme un surpoids.

Nous avons beau lui expliquer qu’il n’a pas fini de grandir, qu’un moment donné, le corps allonge aussi, mais non. Rien n’y fait. Il s’empêche de mettre certains vêtements qu’il avait pourtant demandés, car ils mettent son ventre en évidence. Mais ce qui m'a choquée le plus, c'est qu'il a abordé la question des régimes alimentaires stricts. C'est là qu'on lui a dit non. Le concept de privation, ce n'est pas sain, surtout pas pour un enfant. C'est donc ce que nous lui avons expliqué.

Nous lui avons plutôt proposé d'apprendre à bien manger, sans se priver. À ouvrir ses horizons alimentaires pour découvrir des aliments qu'on sous-estime parfois et qui peuvent être très bénéfiques pour le corps. Mais pas question de couper le pain ou le chocolat. Nous lui avons aussi suggéré de bouger et nous avons décidé de mener par l'exemple en bougeant, nous aussi. 

Est-ce que ses complexes sont partis? Non, probablement pas. Est-ce que nous avons bien géré la situation? Je ne sais pas, mais dans nos têtes, on a bien fait. Je crois que seul le temps nous le dira. J’espère juste être capable de montrer à mon enfant comment accepter notre corps malgré nos petits « défauts » et lui faire comprendre que manger, c'est bon et essentiel!

Vous avez une histoire à partager? Écrivez-nous au info@tplmag.com

Plus de contenu