24 semaines, 168 jours qu’on est un tout, mes deux filles, mon conjoint, notre chien et moi. Un noyau familial tricoté serré. Et le contexte de la pandémie aura créé quelque chose de bien différent, il nous aura unis plus que jamais.

Par contre, en ce matin de fin août, le tricot se desserre tranquillement. Ma fille de 15 mois nous quitte pour sa première journée de garderie. Mon cœur saigne. Je vis une douleur incroyable, et ce même si c’est la deuxième fois que je dois couper le cordon. J’ai essayé de repousser ce moment aussi longtemps que j’ai pu, mais le temps était venu pour son intégration, de nous séparer. Le moment était venu pour elle de développer son autonomie.

Cette année, ce sera ma fille de 5 ans qui commencera la maternelle, mon cœur est asphyxié par l’anxiété que j’éprouve face à cette grande étape de sa vie. Elle aussi est déjà nerveuse, comme maman et je vis d’intenses émotions à l’idée de la voir nous quitter. Même si j’ai tellement confiance en elle, la voir prendre son envol me rend fébrile. J’ai peur et en même temps je suis tellement fière de la belle grande fille, intelligente et sensible qu’elle est devenue.

Dans 1 mois, ce sera moi qui recommencerai à travailler après 2 ans de congé de maternité, mais surtout après 6 mois passés ensemble en famille dans notre cocon. Vous dire comment je suis stressée de moi-même quitter notre nid d’amour. Malgré que je sois prête à reprendre une certaine forme de liberté, mon cœur est en morceaux. Je pleure notre séparation, je pleure tout ce que je n’ai pas assez apprécié pendant le confinement. Je pleure nos grands moments de bonheur, mais aussi tous les défis que nous avons dû surmonter ensemble.

Aujourd’hui, seule dans mon auto stationnée, je pleure les nouveaux défis à venir. J’anticipe l’adaptation que nous devrons vivre ensemble. Heureusement, j’ai un conjoint qui restera à la maison en télétravail. Les matins seront plus doux et les arrivées moins effrénées.

Finalement, le printemps 2020 nous aura fait grandir; nous avons amélioré notre communication, nous avons développé des aptitudes qui nous aideront à faire face à ces grands changements. Et considérant cela, je suis un peu plus prête à voir quitter ma marmaille pour mieux nous retrouver.

Et vous, comment vivez-vous la rentrée?

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